Tag Archives: video

Ceci n’est pas un article #2

20 Sep

Le nouvel album des Arctic Monkeys est enfin sorti, gagnant en maturité les anglais nous livrent une nouvelle merveille, plus aboutit que Humbug qui m’avait laissé un mauvais souvenir.

Young Be Careful est lié à la musique et à la prévention or le dernier clip du groupe arrive à lier les deux.

Le morceau intitulé Why would you only call me when you’re high (= Pourquoi m’appellerais tu seulement quand tu es défoncé) nous raconte la vie d’un couple (ou de deux personnes proches) où le premier aimerait que le second consomme moins de drogues. Je n’analyserais pas toutes les paroles mais vous laisse découvrir le clip qui sans tomber dans le cliché nous livre les tribulations nocturnes d’un homme ayant trop bu et qui contacte une conquête.

On voit donc au fur et à mesure de la soirée l’envoi de sms entre les deux protagonistes qui débute à 3h30 du matin, le personnage principal semblant plutôt éméché, sa notion de la réalité est déformée (par ex. l’horloge qui fond à la Dali). Les effets de l’alcool et de la drogue modifient ce qu’il ressent et coupe même à certain moment la musique, ou la met en sourdine.

A la fin la jeune fille a reçu 17 messages et lasse d’être contactée quand le garçons est sous substances, elle ne les lit même pas.

Cette vidéo nous démontre en quelques minutes notre rapport aux autres quand nous sous avons pris des substances illicites (pouvant se résumer par le sexe et la violence), et surtout dans quels situations nous pouvons nous placer.

  • Vous trouvez ce clip pertinent ?
  • Vous auriez préféré voir une mise en avant du groupe avec la musique sans coupures ?

Par H.

Publicités

Si t’as pas de Sam t’as le Seum

9 Juil

Article à lire en écoutant : Bardant – Dans le quartier des vivants

Lorsque l’on regarde une vidéo de la Sécurité Routière, on image bien le brief de l’agence de com : « Comment parler aux jeunes ? Comment ? On prend Norman ? On parle djeunes ? On montre la génération Y ? »

Il est vrai que dire aux jeunes « boire c’est mal » n’est pas vraiment évident, c’est pourquoi il faut contourner cette phrase et trouver d’autres axes comme … un clip !

La Sécurité Routière reprend son fameux Sam, désormais rentré dans les moeurs et le vocabulaire courant, par le biais d’une campagne viral intitulée « Si t’as pas de Sam, t’as le Seum ! ».

La vidéo commence d’emblée par la définition de Sam et du seum, puis des jeunes nous racontent leur soirée, comment ils se préparent pour y aller et comment elle se déroule, le tout en slam/électro.

L’humour est à l’honneur avec des clichés adolescents (le sèche cheveux qui sert de déodorant) et un vocabulaire hétéroclite afin de toucher une large cible d’adolescents qui n’utilisent pas les mêmes termes : du spleen, à s’enjailler, de bif (argent) à sextot, en passant par des expression comme « on est deux spi ». Ce parti pris nous plonge dans l’univers des jeunes afin de communiquer au mieux auprès d’eux, mais cette initiative est peut être un petit peu trop poussée.

La soirée rappelle Projet X et la vidéo (très critiquée par les adolescents mais aimée des pré-ados) Jeunes et limités, rythmée par des images dignes de LMFAO qui parlent directement à la cible.

La soirée débute par la vision d’un garçon puis d’une jeune fille afin, toujours, de toucher le plus de jeunes, rappelant le clip Superficiel de Enhancer (surement non connu de la cible). Ce dispositif permet une certaine distance et de voir la soirée sous différents angles, peut importe le narrateur, dans tous les cas Sam est un sauveur.

Il y a donc quelques belles choses dues à l’humour : le vocabulaire, les clichés (à petite dose), ou la partie disco qui est décalée du reste de la vidéo.

extrait camapgne sécurité routière Sam Seum

Sam n’est plus « que » l’ami qui ramène après une soirée, mais un sauveur à part entière. Dès qu’un obstacle arrive aux personnages principaux, leur solution est « on a un Sam », le personnage prend beaucoup plus d’ampleur qu’auparavant et devient une véritable entité. Avec son côté amicale et sa tête de bibendum il peut être n’importe qui et tout jeune voulant être responsable peut s’identifier à ce personnage qu’en règle général les jeunes ne veulent pas assumer.

Etre Sam c’est être « celui qui ne boit pas » ce qui est un frein pour faire la fête, mais c’est aussi être celui qui prend soin des autres, le statut de sauveur et de personne de confiance mis en avant dans cette vidéo peut modifier l’image de Sam qu’ont les jeunes et les pousser à assumer ce rôle.

Utiliser le format de la vidéo clip est intéressant car elle devient non pas une campagne de publicité mais un véritable clip, entraînant une forte viralité. Mais cette initiative rappelle beaucoup Jeunes et Limités avec des similitudes dans le ton malgré la différence de message.

  • Vous trouvez cette campagne pertinente ?
  • L’utilisation d’un clip vous semble-t-telle un bon choix ?

Source : Le Monde

Par H.

Femmes, rhabillez les hommes !

14 Mai

Article à lire en écoutant : Lou Reed – Stupid Man

 
De manière général on adore voir la personne convoitée se déshabiller.

Malheureusement lors d’un ébat sexuel l’homme oublie souvent de prendre un préservatif ou d’en racheter et c’est à l’autre d’y penser.

Pourquoi l’homme oublie une chose aussi importante a du se demander TBWA, responsable de cette campagne pour AIDES.

Réponse « évidente » : Plus l’homme se déshabille, plus il devient stupide.

Je vous laisse découvrir le spot tv :



AIDES invite donc à rhabiller les hommes.

Ce spot est décalé et change du ton culpabilisateur, permettant une forte mémorisation du message.

Le fait de demander aux femmes de les rhabiller grâce au préservatif est intelligent, montrant que ce petit morceau de latex permet de redonner le QI qui manque aux hommes quand ils se sont trop déshabillés.

Il y a un côté ludique avec le sois-disant « test », le taux de QI de l’homme qui chute, tel une expérience scientifique, montré par les hôtesses de l’air qui semblent indiquer des sorties de secours.

Cette campagne cible directement les femmes qui doivent, contrairement aux hommes, penser à prendre des préservatifs au cas où l’homologue masculin l’oublierait. Il est dommage que la cible soit seulement féminine et non homosexuelle mais cela aurait pu faire une trop grande dispersion du message.

pub aides qi hommes

« L’avantage » est que les femmes pourront se rappeler le spot et le raconter à leur entourage en le comparant à des situations qu’elles ont déjà vécues ; comme l’homme imitant un animal. Ceci permet une forte viralité du message grâce au côté absurde de la virilité qu’il démontre.

Mais ce spot pourra refroidir certains hommes qui trouveront l’humour un peut trop poussé vers le ridicule. En effet le spot peut sembler un petit peu long pour un message aussi simple à comprendre, et donne une vision grotesque du sexe masculin.

  • Avez-vous aimé cette publicité ?
  • Pensez vous que le grotesque a été trop poussé ?
  • L’humour permet-il de mieux communiquer sur ce sujet grave ?

 

Source : Newsletter Llllitle

Par H.

A Little Less Conversation #1 : Nicholas Marshall (part 1)

5 Mar

YBC ouvre une nouvelle rubrique sur le blog : A Little Less Conversation

Afin de varier les articles et d’avoir des avis différents sur les questions de prévention, le blog interroge des professionnels de la communication.

Le premier entretien a été réalisé avec Nicholas Marshall, à l’époque International Account Manager chez Ogilvy HealthWorld.

L’entretien a été séparé en 3 parties que nous vous livrerons au fur et à mesure du montage et surtout de la réalisation des sous-titres pour les vidéos à venir, notre interlocuteur étant Australien la discussion fut établie en français et en anglais (approximatif pour YBC).

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la première vidéo, bon visionnage !

Merci à Elodie B. pour le montage, Basile R. pour le matériel, et Nicholas M. pour son accueil

Par H.

« Il faut vraiment être bête pour se faire écraser par un train !  » … ou pas.

22 Nov

Article à lire en écoutant : The Subways – It’s A Party

Aujourd’hui il est question d’une campagne pour le métro Australien réalisée par l’agence McCann.

Vous mélangez Happy Tree Friends, La triste fin du petit enfant huître, et Tex Avery, et vous obtenez Dumb ways to die (les manières stupides de mourir).

Le concept est composé d’une vidéo, d’un site internet, et d’un Tumblr de gifs reprenant des parties de la vidéo.

La vidéo nous montre des petits personnages mourir de façon « stupide », à chaque nouvelle mort un personnage se rajoute à la troupe des décédés pour chanter. La dernière partie de la vidéo nous montre des morts liées aux transports au commun, elle finit alors par un message du Métro Australien.

La vidéo est bien faite, elle reprend les codes de l’humour noir d’Happy Tree Friends sans aller dans le trash et le message est extrêmement simple à comprendre et nous semble logique. Cette vidéo change du ton moralisateur souvent employé dans ce type de communication.

Le site internet reprend de manière interactive des morts de la vidéo en expliquant avec plus de détails le danger que révèlent ces comportements et comment les éviter. La chanson est proposée gratuitement ou en version payante sur Itunes, dans le but que nous la fassions écouter à nos amis afin qu’ils évitent une mort stupide.

Cette opération nous prend en compte, elle s’adresse à nous, nous faisant sourire, et nous demande de relayer l’information afin d’éviter des dégats importants sur la population.

  • Qu’avez-vous pensé de ces petits personnages ?
  • Ce type de mises en scène vous semble-t-til efficace ?

Source : La Réclame

Par H.

En mode Silencieux ? Non en mode Voiture !

21 Nov

Article à lire en écoutant : Milow – Ayo Technology

«  Rhalalala les portables il n’y a plus que ça maintenant, ils ne peuvent pas le laisser tranquille 2 minutes !  »
Et oui nous sommes accro que voulez-vous, l’accès à la communication en une seule touche est addictif. Malheureusement comme toutes les addictions il ne faut pas trop en abuser.

Aujourd’hui je vous parle d’un site entièrement consacré à la prévention au volant et à l’utilisation du téléphone portable.

http://enmodevoiture.com/

L’intro nous montre la vie d’un garçon à travers ses yeux, du petit déjeuner, au travail, jusqu’à ce qu’il arrive à sa voiture. Nous devenons donc ce jeune homme et utilisons notre téléphone portable de manière incessante au point de se bruler avec notre café ou de se prendre un collègue.

Il suffit ensuite de se connecter avec son compte Facebook (pas de panique vous pouvez quand même y accéder sans compte Facebook mais le contenu sera alors beaucoup moins intéressant).

La connection acceptée, nous embrassons une amie puis montons dans notre voiture. Au bout de quelques secondes un(e) de nos ami(e)s nous appelle (sa photo de profil Facebook apparaît sur le téléphone) puis nous recevons un sms de la même personne, nous avons le choix de répondre au sms ou pas.

Que vous répondiez ou non vous aurez quand même un accident mortel dans les quelques secondes à suivre.

On voit alors notre vie défiler à travers les éclat de verre de notre pare brise.

Les photos avec nos amis Facebook s’effacent, notre dernier pseudo Facebook écrit sur un post it aussi, notre date d’anniversaire, et même notre carte de visite, pour finir sur la date de notre mort représentée par le pictogramme « plus de batterie » d’un téléphone représentant notre vie.

La vidéo finit alors par des principes de règle de vie en voiture quand on a son portable avec soit, plutôt classiques mais assez bien tournées.

Cette opération est très bien menée. L’introduction nous permet de voir la place qu’ont prit les téléphones dans notre vie et nous revoyons des moments de notre quotidien et les déboirs qui nous sont déjà arrivés à cause de notre portable. La partie la plus intéressante est bien sûre celle où l’on voit nos photographies, pseudo, et autre s’effacer au fur et à mesure comme quand une personne voit défiler toute sa vie avant la mort.

L’utilisation de Facebook me rappelle l’opération Take this lollipop sur la pédophilie (extrêmement bien faite mais que nous n’avions pas eu le temps d’analyser). Le sujet est moins morbide mais l’utilisation de Facebook est tout aussi efficace !

  • Et vous, qu’avez-vous ressenti en voyant votre vie défiler ?
  • Cela vous a-t-il persuadé de laisser votre téléphone de côté au volant ?

Merci à S. de m’avoir envoyé le lien de ce site, elle n’écrit plus mais elle ne nous oublie pas !

Par H.

Sex, Freedom & Rock’n’roll !

12 Juil

Article à lire en écoutant : Ian Dury and The Blockheads
– Sex & Drugs & Rock’n’roll

C’est bien connu l’hymne international de la musique rock est « Sex, drugs & Rock’n’roll » issu du titre un peu moins connu de Ian Dury and The Blockheads.

Lors du Festival Rock in Rio le gouvernement Brésilien s’est demandé comment limiter la partie Drugs de son festival afin de sensibiliser le public aux effets devastateurs de la drogue. Le problème étant de ne pas avoir un message rebarbatif ou trop moralisateur auquel nous sommes désormais habitués. Les gens savent que la drogue est mauvaise or cela ne les empêche pas d’en consommer.

Le gouvernement s’est donc penché sur les lignes directrices des groupes de rock, des thèmes les plus abordés, et est apparu en tête de liste : la Liberté.

La liberté de vivre ce que l’on veut, de choisir la personne que l’on veut être, et celle de faire ses propres choix.

Suite à ce constat a été mis en place le site Sex, ___ & Rock’n’Roll.

Chaque internaute pouvait mettre ce qu’il voulait à la place de ___ et créer son propre univers grâce à une recherche automatique du site de photos sur Flickr. L’internaute pouvait alors modifier les photographies à sa guise puis  enregistrer le fond d’écran créé et le partager avec qui il voulait.

Si jamais la personne utilisait un nom de drogue afin de détourner l’usage de ce site, apparaissait alors le nombre de morts causées par cette drogue et des articles de faits réels. Les internautes pouvaient ensuite poser des questions sur la drogue auxquelles répondaient des docteurs et des psychanalystes.

Le site a reçu de nombreuses retombées presse et a même été relaté dans le journal télévisé. Grace à cette médiatisation de nombreux artistes de musique ont pu participer gratuitement à la campagne.

Le concept fut ensuite décliné sur des tee shirts qui eurent une forte popularité.

La notoriété de la campagne grandissant, des internautes ont alors fait une battle de parodies de grands chanteurs, permettant de les fédérer tous au sein d’une même cause.

Cette campagne est très efficace et bien pensée. Elle prend en compte la vision moralisatrice de la prévention qu’a le public des concerts de rock et répond à ses attentes en utilisant des médias qu’elle connait bien. Un site internet très visuel, le pouvoir de partager sa création, relayer la campagne sur des tee-shirts personnalisés permettant à la personne de s’approprier sa vision de la musique et de la vie et de la montrer, s’engager dans une cause par l’humour des vidéos parodiques, et surtout rendre hommage à la musique qui a perdu tant de grands noms à cause de la drogue.

Est ce que cette campagne à marché ?

Oui !

En un mois le site a atteint 700 000 visites
15 975 000 personnes ont été touchées par cette campagne
Seulement 4% essayèrent de mettre un nom de drogue

On peut donc dire que cette campagne à été un succès de sa conception à sa mise en place et a été bien perçue par le public.

Pour plus de détail je vous laisse découvrir la vidéo résumant la campagne :

Source : LLLLITL

Par H.

Ceci n’est pas un article #1

24 Avr

Sur Young Be Careful nous nous efforçons de vous trouver des publicités qui parlent aux jeunes, ce qui inclu une sélection selon des critères bien particuliers.

Le spot qui suit n’est pas adressé aux jeunes, mais il est efficace et parle de prévention. Nous ne l’analyserons donc pas mais nous avons estimé que ce spot était intéressant et pouvait toujours vous apporter quelque chose, et si cela vous touche assez  pour signer le Manifeste des femmes pour une route plus sur, c’est encore mieux !

Bon visionnage, et surtout n’hésitez pas à donner votre avis !

Faites la fête avec la CNIL mais faites la comme il faut !

26 Mar

Article à lire en écoutant : Queens of the stone age – The lost art of keeping a secret

Young Be Careful inaugure sa catégorie Uncategorized par un article sur … La CNIL qui communique auprès des jeunes !

Mais c’est quoi la CNIL ?

La CNIL c’est la Commission nationale de l’informatique et des libertés, c’est elle qui veille au respect de l’identité humaine, de la vie privée et des libertés de chacun sur internet. En gros la CNIL nous protège de tout ce qui peut se passer sur Internet.

Alors pourquoi communiquer ? Pour faire sa promotion alors qu’elle n’a pas de concurrence ?

Eh bien non, la CNIL veut mettre en garde la jeunesse sur un comportement impliquant de lourdes conséquences pouvant être évitées.
Nous le savons, vous le savez, ou allez le savoir, nous faisons parti de la génération Y. Concrétement cela ne veut rien dire du tout, mais à travers ce terme nous sommes décris comme une génération qui se fait connaître grace à internet en l’utilisant de toutes les façons possibles.
De Norman à Yatuu en passant par 1995, nous utilisons le web mieux que Lorie et avec la dextérité de Lisbeth Salander. On se connecte, on crée, on poste, on partage, on repartage, on re tweet, on comment, bref vous avez compris.
Le problème que nous montre la CNIL dans la vidéo interactive ci dessous se pose au moment du  » partage « .

La vidéo nous mets dans la peau du personnage principal, nous sommes à une fête et notre ami nous demande de filmer tous les évènements qui se mettent sur notre route, libre à nous de choisir de les partager ou non. A chaque partage/non partage la fin de la vidéo est modifiée. Nous sommes maître du jeu donc nous devons bien faire attention à nos choix. Vous vous en doutez la conclusion est que ce que l’on met sur le net peut se retourner contre nous.


La vidéo finit par le slogan  » Réfléchissez avant de cliquer « .
Le message est efficace, simple à mémoriser et à comprendre. Nous devons être prudents lorsque nous mettons quelque chose sur la toile afin d’éviter d’être dans la peau du protagoniste ou qu’un de nos  » amis  » nous mette dans celle de ses  » victimes « .

  • Pensez-vous que la CNIL fait bien de communiquer là dessus ?
  • Ce problème vous semble-t-il important ?
  • Est-ce que vous trouvez ces situations crédibles ?
  • Et êtes-vous du même avis que la CNIL sur la notion de partage ?

Sources : Net Public

 Par H.