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Il n’y a pas que le sexe dans la vie, il y a aussi la bouche !

22 Juil

Article à lire en écoutant : Prince – Kiss

Quand on pense IST on pense « gore » « trash » « pas moi pitié » ou encore « test », mais surtout on pense « sexe ».

Cependant les maladies sexuellement transmissibles peuvent s’attraper de différentes façon c’est pourquoi nous devons être vigilant.

L’agence McCann a réalisé une campagne diffusée dans la presse pour l’INPES dans le but de communiquer sur les autres contacts avec la maladie et la prévention à mettre en place.

publicité INPES bouche organe sexuel

La campagne reprend un tableau de Cima da Conegliano dont le modèle a la bouche cachée par une feuille de vigne.

Le messages est fort car reprenant ce peintre de la renaissance italienne, nous assimilons cette campagne aux tableaux d’Adam et Eve qui couvrent leurs sexe avec des feuilles de vigne (ou de figuier, nous n’avons pu trouver de réponse claire).

D’après l’histoire, découvrant leur nudité après avoir croqué le fruit de la connaissance, Adam et Eve cachèrent leurs sexes avec ces feuilles, comme si révéler leur nudité était mal.

Mettre une feuille sur la bouche montre qu’elle est assimilée à l’organe sexuelle.

L’utilisation de cette image forte est très rusée car le message est impactant et immédiatement compris.

Cependant le pavé rédactionnel est quelque peu cru, en opposition à l’utilisation d’un tableau de la renaissance qui est plutot « doux ».

Certe l’image de la feuille peut choquer mais est-ce nécessaire de rajouter la phrase « Si vous aimez sucer et être sucé, les Infections Sexuellement Transmissibles vous concernent aussi » ? (en tout petit sous « Pensez au dépISTage »)

D’autres termes auraient pu être utilisés, il n’était pas utile, à mon sens, d’utiliser ces mots qui peuvent troubler la personne qui verra la publicité. L’image est déjà assez forte de sens car on remet en question notre vie sexuelle et considère désormais la bouche comme un organe sexuel.
Une partie du public trouvera l’utilisation de ces termes normal mais ces termes familiers peuvent brusquer d’autres personnes plus prudes qui ont peut être du mal à parler de la sexualité ou du dépistage et qui n’osent pas faire de tests, les personnes qui justement ont le plus besoin de ces messages de prévention.

  • Que pensez-vous de cette publicité ?
  • Jugez-vous pertinent l’utilisation de la feuille ?
  • Et surtout de termes familiers pour un sujet sensible ?

Source : newsletter Stratégies

Par H.

Femmes, rhabillez les hommes !

14 Mai

Article à lire en écoutant : Lou Reed – Stupid Man

 
De manière général on adore voir la personne convoitée se déshabiller.

Malheureusement lors d’un ébat sexuel l’homme oublie souvent de prendre un préservatif ou d’en racheter et c’est à l’autre d’y penser.

Pourquoi l’homme oublie une chose aussi importante a du se demander TBWA, responsable de cette campagne pour AIDES.

Réponse « évidente » : Plus l’homme se déshabille, plus il devient stupide.

Je vous laisse découvrir le spot tv :



AIDES invite donc à rhabiller les hommes.

Ce spot est décalé et change du ton culpabilisateur, permettant une forte mémorisation du message.

Le fait de demander aux femmes de les rhabiller grâce au préservatif est intelligent, montrant que ce petit morceau de latex permet de redonner le QI qui manque aux hommes quand ils se sont trop déshabillés.

Il y a un côté ludique avec le sois-disant « test », le taux de QI de l’homme qui chute, tel une expérience scientifique, montré par les hôtesses de l’air qui semblent indiquer des sorties de secours.

Cette campagne cible directement les femmes qui doivent, contrairement aux hommes, penser à prendre des préservatifs au cas où l’homologue masculin l’oublierait. Il est dommage que la cible soit seulement féminine et non homosexuelle mais cela aurait pu faire une trop grande dispersion du message.

pub aides qi hommes

« L’avantage » est que les femmes pourront se rappeler le spot et le raconter à leur entourage en le comparant à des situations qu’elles ont déjà vécues ; comme l’homme imitant un animal. Ceci permet une forte viralité du message grâce au côté absurde de la virilité qu’il démontre.

Mais ce spot pourra refroidir certains hommes qui trouveront l’humour un peut trop poussé vers le ridicule. En effet le spot peut sembler un petit peu long pour un message aussi simple à comprendre, et donne une vision grotesque du sexe masculin.

  • Avez-vous aimé cette publicité ?
  • Pensez vous que le grotesque a été trop poussé ?
  • L’humour permet-il de mieux communiquer sur ce sujet grave ?

 

Source : Newsletter Llllitle

Par H.

 » T’as flashé ta capote ? « 

17 Avr

Article à lire en écoutant : INXS – Nee You Tonight

Quel est le rapport entre un QR code et un préservatif ?

Les QR code on en voit partout, sur toutes les pubs, sur tous les packagings, et même sur les choses les plus inimaginables.

Mais en avez-vous déjà vu sur des préservatifs ?

Eh oui un Planned Parenthood du nord des Etats Unis a distribué 55,000 préservatifs avec des QR codes dans les universités de Washington.

Le but ?

A chaque utilisation du préservatif l’étudiant peut le flasher et est ainsi localisé sur le site  » Where did you wear it ?  » (où l’avez vous porté ?).

Sur ce site les usagers des préservatifs flashés peuvent partager leurs soucis rencontrés avec le moyen de contraception, ainsi que leur peur de l’utiliser. Le but étant qu’ils n’hésitent plus porter des préservatifs, grâce au site ils arrivent à passer le cap et à se rendre compte que ce n’est pas si difficile de se couvrir et qu’il faut en être fier.

Afin de respecter la vie privée de chacun le site ne géocalise pas parfaitement là où le preservatif à été flashé.

Résultat des courses ?

Durant la semaine nationale du préservatif aux Etats Unis (oui cela existe) le site a eu 5 000 visiteurs et 4 500 géolocalisations.

  • Pensez-vous que c’est un moyen efficace ?
  • Oseriez vous flasher le préservatif ?
  • Et surtout, where did you wear where it ?

Sources : Design Taxi

Huffington Post

Par H.

Faites des enfants qu’ils disaient …

7 Fév

Article à lire en écoutant : Lilly Wood and The Prick – No no (kids)

Comme vous le savez surement toute la planète est en ébullition pour le Super Bowl. C’est un des plus grands évènements sportifs, culturels, mais surtout publicitaires.

Il n’est pas question dans cet article de la prestation de Madonna ni des publicités Doritos, mais d’une publicité qui a été interdite pour le Super Bowl.

Interdite ne veut pas dire inintéressante, au contraire, dans ce cas précis interdite signifie choquante pour les âmes sensibles.

Ce spot tv n’est ni gore, ni trash mais le message qu’il laisse entendre peut paraître dérangeant.

Je vous laisse tout d’abord le découvrir :


Le personnage principal est cet homme ayant une mouche sur la joue gauche, on le voit à différents âges de sa vie suivant un ordre anti-chronologique rythmé par ses actes mal intentionnés. Ce protagoniste incarne le mal sur différents plans, il nous apparaît tout d’abord comme un terroriste braquant une banque, puis comme un malfaiteur entrant par effraction dans une maison l’oeil mauvais, comme un jeune homme prévoyant la mort d’autres jeunes avec anticipation et perversité, pour arriver à son enfance. A l’opposé de l’innocence des enfants on le voit mettre un chat, représentant une certaine forme d’affection et de douceur, dans un four et s’en réjouir. Nous arrivons même jusqu’à sa naissance où en venant au monde il donne la mort à celle qui lui a donné la vie. Cet homme semble être un Damien de La Malédiction que rien n’a jamais arrêté.

Le spot finit sur la création de cet homme, issu de deux jeunes qui effacent le besoin d’utiliser un préservatif par la phrase « What’s the worth that can happen ? » (« Quel est le pire qui puisse arriver ? »). La réponse est leur enfant.

Par ce spot Durex utilise un scénario catastrophe pour nous dire qu’il ne faut pas prendre la protection du préservatif à la légère et qu’on ne sait jamais ce qui va arriver.

Il faut donc prendre ce spot avec humour, mais si on met l’humour de côté, que reste-t-il ?

  • Est-ce que la destinée de cet homme était tracée dès sa naissance ? N’a-t-il pas pu évoluer à un moment de sa vie ?

Peut on dire que l’essence précède l’existence (Sartre) et qu’il était « écrit » que cet homme soit toujours aussi maléfique ?

  • Serait-il possible de revenir en arrière comme l’a fait Durex pour arriver au moment où les parents rejettent l’idée du préservatif pour tout changer ? (Ceux qui ont vu le film L’effet papillon connaissent la réponse)
  • Avoir des enfants peut alors devenir quelque chose de « mal » ?
  • Et surtout, une marque de préservatifs peut-elle se permettre d’émettre un tel avis ?

Le débat est lancé !

Source : Tout Bon

Par H.