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Femmes, rhabillez les hommes !

14 Mai

Article à lire en écoutant : Lou Reed – Stupid Man

 
De manière général on adore voir la personne convoitée se déshabiller.

Malheureusement lors d’un ébat sexuel l’homme oublie souvent de prendre un préservatif ou d’en racheter et c’est à l’autre d’y penser.

Pourquoi l’homme oublie une chose aussi importante a du se demander TBWA, responsable de cette campagne pour AIDES.

Réponse « évidente » : Plus l’homme se déshabille, plus il devient stupide.

Je vous laisse découvrir le spot tv :



AIDES invite donc à rhabiller les hommes.

Ce spot est décalé et change du ton culpabilisateur, permettant une forte mémorisation du message.

Le fait de demander aux femmes de les rhabiller grâce au préservatif est intelligent, montrant que ce petit morceau de latex permet de redonner le QI qui manque aux hommes quand ils se sont trop déshabillés.

Il y a un côté ludique avec le sois-disant « test », le taux de QI de l’homme qui chute, tel une expérience scientifique, montré par les hôtesses de l’air qui semblent indiquer des sorties de secours.

Cette campagne cible directement les femmes qui doivent, contrairement aux hommes, penser à prendre des préservatifs au cas où l’homologue masculin l’oublierait. Il est dommage que la cible soit seulement féminine et non homosexuelle mais cela aurait pu faire une trop grande dispersion du message.

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« L’avantage » est que les femmes pourront se rappeler le spot et le raconter à leur entourage en le comparant à des situations qu’elles ont déjà vécues ; comme l’homme imitant un animal. Ceci permet une forte viralité du message grâce au côté absurde de la virilité qu’il démontre.

Mais ce spot pourra refroidir certains hommes qui trouveront l’humour un peut trop poussé vers le ridicule. En effet le spot peut sembler un petit peu long pour un message aussi simple à comprendre, et donne une vision grotesque du sexe masculin.

  • Avez-vous aimé cette publicité ?
  • Pensez vous que le grotesque a été trop poussé ?
  • L’humour permet-il de mieux communiquer sur ce sujet grave ?

 

Source : Newsletter Llllitle

Par H.

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« Don’t be THAT guy » « That quoi ? »

28 Jan

Article à lire en écoutant : Nirvana – Rape Me

Votre épisode arrive à un moment epic, Christina ne veut pas sortir avec Ryan, ou Iggy à fait foirer la mission de John D. et la phrase blessante numéro un des films et séries retenti « Don’t be that guy ». That guy ? That guy = le loser, le raté, celui sur qui on ne peut pas compter et pour qui on a de la pitié tellement il est décevant.

C’est aussi la phrase phare des femmes qui ne pensaient pas qu’il était « ce genre de types » . L’infidèle, le grossier, le brutal, ou le violeur.

La ville d’Edmonton au Canada a très bien compris tous les sous-entendus et la place de cette phrase au sein des moeurs anglophones et dans le reste de la planète.

Cette phrase devient alors une campagne d’affichage :

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La campagne se décline en 5 visuels différents, les deux premiers commencent par la même phrase redéfinissant l’idée de l’acte sexuel « It’s not sex … when she doesn’t want it » (ce n’est pas du sex si elle n’en a pas envie), « It’s not sex … when she’s wasted » (ce n’est pas du sex si elle est bourrée). Reprenant alors les deux grandes causes du viol « Elle le cherchait/voulait » justifié du violeur, et le « J’avais trop bu » de la victime. Les visuels finissant par la règle simple : « sex with someone unable to consent = sexual assault » (le sex avec une personne incapable de consentir = agression sexuelle).

Ces visuels sont simple et forts, ils nous montrent une situation que nous avons pu vivre ou être témoin lors d’une fête.

Les deux visuels suivant commencent d’une autre façon :

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Les deux affiches commencent par « just because » faisant référence encore une fois à l’argumentaire du violeur : « just because she isn’t saying no … doesn’t mean she’s saying yes. » (ce n’est pas parce qu’elle ne dit pas non que cela signifie qu’elle dit oui), « just because you help her home … doesn’t mean you get to help yourself » (ce n’est pas parce que tu l’aides à rentrer que tu doit t’aider toi). En effet les phrases « elle n’a pas dit non » et « j’allais pas la laisser rentrer seule » sont souvent entendues dans ce genre de cas, sous entendant que qui ne dit mot consent et que le coût de l’essence doit être payé en nature.

Pour finir, étant en plein débat homosexuel, n’oublions pas que les femmes ne sont pas les seules à se faire violer :

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La phrase peut cependant s’appliquer aux deux sexes « It’s not sex … when he changes his mind » (ce n’est pas du sex quand il change d’avis).

Cette campagne est efficace car elle reprend les différents attenants et aboutissants des viols qu’ils soient physiques (taux d’alcoolémie trop élevé) ou psychologiques (la victime n’en a pas envie, le violeur ne veut pas entendre). Chaque situation que nous connaissons, par un(e) proche, une émission de télévision, un film … nous sont montrées sans aller dans le plus trash malgré les faits d’actualité. Ces affiches s’adressent directement au possible violeur, c’est à dire tout homme qui pourrait mal comprendre des faits et paroles venant d’autrui, persuadé qu’une fille qui a trop bu en a envie, ou que la personne ne peut pas changer d’avis au début de l’acte. La phrase est simple et tout homme le comprendra « le devient pas ce type de mec » « ne dérape pas à ce point » « ne deviens pas un loser/violeur ». Le THAT de « that guy » est ébranlé dans la typographie en contrast avec le blanc du reste de la phrase, montrant à quel point c’est sale, malsain.

Le dernier visuel de la campagne se dissocie des autres par sa mise en scène mais retranscrit tout l’univers de celle-ci :

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Le message est plus que clair et compréhensible par tous « Just because she’s drunk, doesn’t mean she wants to f**k. » (ce n’est pas parce qu’elle est bourrée que cela veut dire qu’elle veut coucher).

Un grand bravo à cette campagne qui j’espère pourra sortir du continent Canadien.

  • Qu’en avez-vous pensé ?
  • Trouvez-vous ce dispositif audacieux ou déjà vu et revu ?

J’en profite pour mettre à l’honneur une campagne de Unite Women qui fait elle aussi référence au « elle le voulait » signifiant que la tenue d’une femme sous-entend souvent ses envies sexuelles (comprendre : jamais) :

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Sources : Darkplanneur

Merci à Cynthia de m’avoir montré cet article !

Par H.

 » T’as flashé ta capote ? « 

17 Avr

Article à lire en écoutant : INXS – Nee You Tonight

Quel est le rapport entre un QR code et un préservatif ?

Les QR code on en voit partout, sur toutes les pubs, sur tous les packagings, et même sur les choses les plus inimaginables.

Mais en avez-vous déjà vu sur des préservatifs ?

Eh oui un Planned Parenthood du nord des Etats Unis a distribué 55,000 préservatifs avec des QR codes dans les universités de Washington.

Le but ?

A chaque utilisation du préservatif l’étudiant peut le flasher et est ainsi localisé sur le site  » Where did you wear it ?  » (où l’avez vous porté ?).

Sur ce site les usagers des préservatifs flashés peuvent partager leurs soucis rencontrés avec le moyen de contraception, ainsi que leur peur de l’utiliser. Le but étant qu’ils n’hésitent plus porter des préservatifs, grâce au site ils arrivent à passer le cap et à se rendre compte que ce n’est pas si difficile de se couvrir et qu’il faut en être fier.

Afin de respecter la vie privée de chacun le site ne géocalise pas parfaitement là où le preservatif à été flashé.

Résultat des courses ?

Durant la semaine nationale du préservatif aux Etats Unis (oui cela existe) le site a eu 5 000 visiteurs et 4 500 géolocalisations.

  • Pensez-vous que c’est un moyen efficace ?
  • Oseriez vous flasher le préservatif ?
  • Et surtout, where did you wear where it ?

Sources : Design Taxi

Huffington Post

Par H.