Tag Archives: prevention

La liberté de fumer ?

16 Oct

Article à lire en écoutant :  Oasis – Whatever

Quand on est jeune on est libre, libre de tout. Les limites imposés par les parents nous donnent cette liberté. Libre de faire des bêtises comme de faire les bons choix. La liberté, fondement des droits de l’homme est revendiquée par la jeunesse de tous les milieux et époques confondues, des punks aux mods, des techtoniques aux bobos, des gothiques aux hypsters. Jeunesse est synonyme de liberté et ce depuis toujours.

L’INPES joue sur les codes de la libertés si fortement revendiquée par les jeunes d’aujourd’hui et d’hier dans un spot vidéo réalisé par DDB Paris.


Le spot joue sur la notion de liberté vue par la jeunesse, celle de vouloir s’intégrer (« libre d’être bons aux échecs mais préférer être nul en skate »), de flirter peu importe le sexe (« Sophie, Laila, ou Lucas »), d’agir comme un adolescent qui découvre l’amour (« libre de ne pas répondre à Tom et tenir 20 secondes »), mais aussi de s’émanciper tout en restant un enfant (« libre d’ignorer ton père et libre d’avoir besoin de lui »). La vidéo nous montre une palette de possibilités de cette liberté mais finit sur le plan d’une adolescente soit disant libre en train de fumer avec la phrase « Quand on est libre pourquoi choisir d’être dépendant ? ».

Le texte est extrêmement bien trouvé et est pertinent, il utilise les clichés adolescents sans tomber dedans. Cependant les jeunes peuvent en avoir marre de voir leur image défiler sous leurs yeux sans cesse, la fin du spot peut en toucher certains mais pas tous.

Tant mieux ! Pour les autres l’INPES a aussi lancé un site dédié !

Libre ou pas - Relation amoureuse Celibataire

L’identité visuelle n’a rien à voir avec celle du spot, on quitte le style Nutella pour rejoindre Imagine R et IDTGV. Des monstres, du bleu, du violet, de l’étrange.

Le site s’appelle : http://libre-ou-pas.fr/

Une fois enregistré (par Facebook ou e-mail) il nous est demandé de répondre à 8 questions qui sont dans une « boite ».

Cette boite est en réalité un autre univers fait de monstres où nous sont posées les questions. 8 questions simples (film préféré, musique du moment …) pour finir sur « Êtes-vous fumeur ? ».

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le visuel change à chaque fois en fonction de la réponse, pour la dernière question on passe d’un monde apocalyptique à un ballon qui sourit. Une fois les questions répondues nous avons fini notre boite. L’objectif est de la rouvrir en juin pour voir si nous avons changé ou pas.

Le spot est intéressant car il joue sur la notion de liberté et montre bien la contradiction adolescente (le fameux « Je suis libre de fumer, mais je le fais car les autres le font »). Le site internet est plus décalé et peut par son look graphique toucher les adolescents. Mais même si l’expérience de la boite aux 8 questions peut les marquer vont-ils pour autant ne plus fumer car la dernière image montrait que c’est nocif ?

Nous verrons en juin ce qu’a donné l’opération, en attendant le spot est diffusé sur Youtube, les écrans de télévision, et de cinéma.

  • Qu’avez vous pensé de ce spot ?
  • Avez vous répondu aux 8 questions ou vous en avez eu marre ?
  • Trouvez vous pertinent de faire un site décalé par rapport au spot vidéo ?
  • Vous n’avez pas trouvé une forte ressemblance avec Futurama ?

Source : Newsletter Stratégies

Par H.

Publicités

Ceci n’est pas un article #2

20 Sep

Le nouvel album des Arctic Monkeys est enfin sorti, gagnant en maturité les anglais nous livrent une nouvelle merveille, plus aboutit que Humbug qui m’avait laissé un mauvais souvenir.

Young Be Careful est lié à la musique et à la prévention or le dernier clip du groupe arrive à lier les deux.

Le morceau intitulé Why would you only call me when you’re high (= Pourquoi m’appellerais tu seulement quand tu es défoncé) nous raconte la vie d’un couple (ou de deux personnes proches) où le premier aimerait que le second consomme moins de drogues. Je n’analyserais pas toutes les paroles mais vous laisse découvrir le clip qui sans tomber dans le cliché nous livre les tribulations nocturnes d’un homme ayant trop bu et qui contacte une conquête.

On voit donc au fur et à mesure de la soirée l’envoi de sms entre les deux protagonistes qui débute à 3h30 du matin, le personnage principal semblant plutôt éméché, sa notion de la réalité est déformée (par ex. l’horloge qui fond à la Dali). Les effets de l’alcool et de la drogue modifient ce qu’il ressent et coupe même à certain moment la musique, ou la met en sourdine.

A la fin la jeune fille a reçu 17 messages et lasse d’être contactée quand le garçons est sous substances, elle ne les lit même pas.

Cette vidéo nous démontre en quelques minutes notre rapport aux autres quand nous sous avons pris des substances illicites (pouvant se résumer par le sexe et la violence), et surtout dans quels situations nous pouvons nous placer.

  • Vous trouvez ce clip pertinent ?
  • Vous auriez préféré voir une mise en avant du groupe avec la musique sans coupures ?

Par H.

La musique sur laquelle tu ne danseras pas.

9 Août

Article à lire en écoutant : Stromae – Alors on danse

C’est l’été, on sort, on boit, on danse, on va en boite et on fait des choses que l’on regrettera le lendemain, mais c’est pas grave c’est l’été.

La fondation espagnole anti-drogues FAD a très bien compris le concept de l’été dévastateur et permissif, afin de limiter la casse elle a fait appel à des Dj connus tels que Cristian Varela, Abel Ramos, et Dani Moreno afin de communiquer sur les dangers des boites de nuit et de la drogue.

Chaque Dj a rencontré une personne ayant eu un accident suite à une prise de drogue et étant désormais paralysée à vie.

Suite à ces rencontre ils ont chacun composé une musique se basant sur les rares mouvements que la personne pouvait encore effectuer malgré son handicap.

Les trois chansons sont à écouter sur le site dédié reprenant le nom de la campagne Musica Dance Para Que Tu No La Bailes (Musique sur laquelle tu ne danseras pas) : http://www.musicadanceparaquetunolabailes.com

Chaque chanson porte le nom de la personne qu’ils ont rencontré : Oscar, Jonathan, et Jaime. Le site propose aussi des vidéos expliquant le travail des artistes, leur rencontre avec l’accidenté, et comment, ensemble, ils ont travaillé.

Le titre de la campagne peut être vu comme une sorte  de don des Dj pour ces trois hommes, ils créent pour eux une musique sur laquelle, malheureusement, ils ne pourront pas danser, ou à leur manière.

Ce travail nous livre des mix électro qui peuvent sembler banals, mais une fois que l’on connait l’histoire nous visualisons tout de suite la personne souffrant ayant du mal à danser. Le site internet est graphiquement intéressant, il y a un vrai travail de graphisme (en tout cas sur le logo ce qui est déjà pas mal), et il répertorie des faits réels avec chiffres à l’appuie sur les accidents de la route et la prise de drogues.

De plus il propose une simulation musicale, un morceau est à l’écoute et nous pouvons choisir quel handicap nous avons suite à l’accident, où sur quelle piste du morceau la personne, selon son handicap, peut danser. Permettant alors une forte identification et une humanisation de l’handicap. Il n’est pas question « d’un handicapé que j’ai croisé » mais de ressentir ce que peux vivre cette personne, ce n’est pas « un handicapé » c’est une personne à qui il manque des possibilités. Le faite de le retranscrire en musique est efficace pour les jeunes amateurs de danse et de boites de nuit qui peuvent constater tout ce qu’ils ne pourront plus faire si ils ont un accident.

Música dance para que tú no la bailes 2013-08-08 14-38-09

Afin d’alimenter du trafic un hastag twitter (traduction : ce petit signe # collé à un mot permet de trier l’information par exemple sur Twitter nous utilisons des hastags type #prévention) a été créé (#musicadanceparaquetunolabailes), permettant ainsi un relais sur Twitter.

Cette campagne est extrêmement bien pensée, chaque action est logique et en corrélation avec le ressenti des Djs, celui des accidentés, et de la relation qu’il y a entre eux, montrant une véritable démarche de prévention sous forme de témoignage dans un langage adapté à la cible. Les fans de boite de nuit aiment danser, donc on communique par la musique électro. C’est logique, ça marche.

Il serait cependant intéressant de voir les autres outils de communication utilisés pour générer du trafic sur le site et faire connaitre les vidéos Youtube qui expliquent le concept. Des partenariats sur des sites de boite de nuit par exemple auraient été pertinents.  Les vidéos ont quand mêmes obtenues 56 084 vues (pour Oscar), 11 772 vues (pour Jaime), et 9 167 vues (pour Jonathan) montrant un certain intérêt pour cette campagne !

  • Vous auriez aimé voir cette campagne en France avec d’autres Dj ?
  • Que pensez-vous de ce dispositif ?

Source : Le blog de W&Cie

Par H.

Il n’y a pas que le sexe dans la vie, il y a aussi la bouche !

22 Juil

Article à lire en écoutant : Prince – Kiss

Quand on pense IST on pense « gore » « trash » « pas moi pitié » ou encore « test », mais surtout on pense « sexe ».

Cependant les maladies sexuellement transmissibles peuvent s’attraper de différentes façon c’est pourquoi nous devons être vigilant.

L’agence McCann a réalisé une campagne diffusée dans la presse pour l’INPES dans le but de communiquer sur les autres contacts avec la maladie et la prévention à mettre en place.

publicité INPES bouche organe sexuel

La campagne reprend un tableau de Cima da Conegliano dont le modèle a la bouche cachée par une feuille de vigne.

Le messages est fort car reprenant ce peintre de la renaissance italienne, nous assimilons cette campagne aux tableaux d’Adam et Eve qui couvrent leurs sexe avec des feuilles de vigne (ou de figuier, nous n’avons pu trouver de réponse claire).

D’après l’histoire, découvrant leur nudité après avoir croqué le fruit de la connaissance, Adam et Eve cachèrent leurs sexes avec ces feuilles, comme si révéler leur nudité était mal.

Mettre une feuille sur la bouche montre qu’elle est assimilée à l’organe sexuelle.

L’utilisation de cette image forte est très rusée car le message est impactant et immédiatement compris.

Cependant le pavé rédactionnel est quelque peu cru, en opposition à l’utilisation d’un tableau de la renaissance qui est plutot « doux ».

Certe l’image de la feuille peut choquer mais est-ce nécessaire de rajouter la phrase « Si vous aimez sucer et être sucé, les Infections Sexuellement Transmissibles vous concernent aussi » ? (en tout petit sous « Pensez au dépISTage »)

D’autres termes auraient pu être utilisés, il n’était pas utile, à mon sens, d’utiliser ces mots qui peuvent troubler la personne qui verra la publicité. L’image est déjà assez forte de sens car on remet en question notre vie sexuelle et considère désormais la bouche comme un organe sexuel.
Une partie du public trouvera l’utilisation de ces termes normal mais ces termes familiers peuvent brusquer d’autres personnes plus prudes qui ont peut être du mal à parler de la sexualité ou du dépistage et qui n’osent pas faire de tests, les personnes qui justement ont le plus besoin de ces messages de prévention.

  • Que pensez-vous de cette publicité ?
  • Jugez-vous pertinent l’utilisation de la feuille ?
  • Et surtout de termes familiers pour un sujet sensible ?

Source : newsletter Stratégies

Par H.

Si t’as pas de Sam t’as le Seum

9 Juil

Article à lire en écoutant : Bardant – Dans le quartier des vivants

Lorsque l’on regarde une vidéo de la Sécurité Routière, on image bien le brief de l’agence de com : « Comment parler aux jeunes ? Comment ? On prend Norman ? On parle djeunes ? On montre la génération Y ? »

Il est vrai que dire aux jeunes « boire c’est mal » n’est pas vraiment évident, c’est pourquoi il faut contourner cette phrase et trouver d’autres axes comme … un clip !

La Sécurité Routière reprend son fameux Sam, désormais rentré dans les moeurs et le vocabulaire courant, par le biais d’une campagne viral intitulée « Si t’as pas de Sam, t’as le Seum ! ».

La vidéo commence d’emblée par la définition de Sam et du seum, puis des jeunes nous racontent leur soirée, comment ils se préparent pour y aller et comment elle se déroule, le tout en slam/électro.

L’humour est à l’honneur avec des clichés adolescents (le sèche cheveux qui sert de déodorant) et un vocabulaire hétéroclite afin de toucher une large cible d’adolescents qui n’utilisent pas les mêmes termes : du spleen, à s’enjailler, de bif (argent) à sextot, en passant par des expression comme « on est deux spi ». Ce parti pris nous plonge dans l’univers des jeunes afin de communiquer au mieux auprès d’eux, mais cette initiative est peut être un petit peu trop poussée.

La soirée rappelle Projet X et la vidéo (très critiquée par les adolescents mais aimée des pré-ados) Jeunes et limités, rythmée par des images dignes de LMFAO qui parlent directement à la cible.

La soirée débute par la vision d’un garçon puis d’une jeune fille afin, toujours, de toucher le plus de jeunes, rappelant le clip Superficiel de Enhancer (surement non connu de la cible). Ce dispositif permet une certaine distance et de voir la soirée sous différents angles, peut importe le narrateur, dans tous les cas Sam est un sauveur.

Il y a donc quelques belles choses dues à l’humour : le vocabulaire, les clichés (à petite dose), ou la partie disco qui est décalée du reste de la vidéo.

extrait camapgne sécurité routière Sam Seum

Sam n’est plus « que » l’ami qui ramène après une soirée, mais un sauveur à part entière. Dès qu’un obstacle arrive aux personnages principaux, leur solution est « on a un Sam », le personnage prend beaucoup plus d’ampleur qu’auparavant et devient une véritable entité. Avec son côté amicale et sa tête de bibendum il peut être n’importe qui et tout jeune voulant être responsable peut s’identifier à ce personnage qu’en règle général les jeunes ne veulent pas assumer.

Etre Sam c’est être « celui qui ne boit pas » ce qui est un frein pour faire la fête, mais c’est aussi être celui qui prend soin des autres, le statut de sauveur et de personne de confiance mis en avant dans cette vidéo peut modifier l’image de Sam qu’ont les jeunes et les pousser à assumer ce rôle.

Utiliser le format de la vidéo clip est intéressant car elle devient non pas une campagne de publicité mais un véritable clip, entraînant une forte viralité. Mais cette initiative rappelle beaucoup Jeunes et Limités avec des similitudes dans le ton malgré la différence de message.

  • Vous trouvez cette campagne pertinente ?
  • L’utilisation d’un clip vous semble-t-telle un bon choix ?

Source : Le Monde

Par H.

En passant

Questionnaire alcool au volant

20 Mar

YBC vous invite à répondre à un questionnaire sur l’alcool au volant.

Dans le but d’aider des étudiantes en communication qui réalisent un mémoire sur les stratégies publicitaires appliquées aux campagnes de prévention, merci de prendre quelques instants pour répondre à ces questions.

Répondre au questionnaire

Merci !

Social Farting – Soyez à la mode du pet

18 Mar

Article à lire en écoutant : Arctic Monkeys – Cigarette Smoke

Le titre glamour de cet article vient de la dernière campagne de lutte contre le tabac du Ministère de la Santé d’Ontario (Canada).
L’auteur s’excuse d’avance du vocabulaire utilisé et des termes abordés, mais un pet reste un pet.

Dans ce spot à la fois comique et absurde nous voyons une jeune femme qui se laisse aller en soirée ou avec des amis.
Tout ce spot tient dans le parallèle entre le fumeur occasionnel et le péteur occasionnel qui nous est montré. Son but est de montrer du doigt la pratique courante du Fumeur Social, le fumeur qui fume de temps à autres pour, indirectement, s’intégrer socialement. En effet la jeune femme pète/fume uniquement en soirées, ou avec des inconnus, comme l’on pourrait proposer à un inconnu « On va se fumer une clope ? » elle  propose de partager un moment de pétarade à l’extérieur à un jeune homme.

social farting 2

Cette campagne est tournée comme un témoignage, entrecoupé d’illustration des propos de la jeune femme. Lors de sa confidence elle nous glisse « I won’t call myself a farter » (Je ne dirais pas que je suis une péteuse) rappelant les fumeurs occasionnels qui se justifient devant leurs proches en argumentant que non ils ne sont pas fumeurs non plus (sous entendant une insulte car on est dépendant) mais ils « en grillent une de temps en temps ». Ce qui accentue encore plus la soumission, non pas à la cigarette mais à la « pression sociale » d’être l’unique non fumeur d’une soirée.

Pour accentuer le côté grotesque de l’attitude de cette jeune femme, elle porte des tenues assez classiques et semble être la femme timide qui cherche à se dévergonder,  son comportement semble être étonnant pour les personnes invitées à la soirée, elles ne la verraient pas faire ça surtout en public.
Le spot finit par le sourire du protagoniste qui pense, socialement, bien faire et est appuyé par le message « Social smoker is as ridiculous as social farter ».
Montrant que l’idiotie n’est pas de fumer (si quand même) mais de fumer pour s’intégrer.

social farter

Ce spot est intéressant car il montre cette tendance souvent montrée de manière manichéenne ou un peu trop cliché (le jeune qui se laisse embrigader par ses amis etc.), mais le choix du pet peut se révéler un peu lourd à la fin. Choix pourtant judicieux car il reprend l’idée de l’air utilisé et de l’odeur de la cigarette qui peut gêner, mais nous ne nous entendrons pas sur tous les détails de ce types, signifiant que fumer est aussi stupide que de péter en public (l’un est accepté par la société alors que le second est très mal vu). Heureusement que le message de fin arrive à point nommé et que le personnage principale nous est montré comme une jeune femme gentille mais soucieuse de son apparence. Une reine de la soirée, ne cessant de péter aurait pu être vraiment lourd, là le choix psychologique/vestimentaire et de mise en scène permet de ne pas franchir la frontière.

  • Le choix du pet vous semble-t-il intéressant ?
  • Utiliser l’humour et non pas le choc peut-il faire mieux comprendre le message aux fumeurs ?

Source : le blog de W

Par H.

A Little Less Conversation #1 : Nicholas Marshall (part 1)

5 Mar

YBC ouvre une nouvelle rubrique sur le blog : A Little Less Conversation

Afin de varier les articles et d’avoir des avis différents sur les questions de prévention, le blog interroge des professionnels de la communication.

Le premier entretien a été réalisé avec Nicholas Marshall, à l’époque International Account Manager chez Ogilvy HealthWorld.

L’entretien a été séparé en 3 parties que nous vous livrerons au fur et à mesure du montage et surtout de la réalisation des sous-titres pour les vidéos à venir, notre interlocuteur étant Australien la discussion fut établie en français et en anglais (approximatif pour YBC).

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la première vidéo, bon visionnage !

Merci à Elodie B. pour le montage, Basile R. pour le matériel, et Nicholas M. pour son accueil

Par H.

« Pour les fetes éclatez vous mais pas sur la route. »

8 Jan

Article à lire en écoutant : Salem – King Night

Pour le premier article de YBC en 2013 nous allons parler des fêtes de fin d’année (logique) !

Et oui les publicitaires se sont pas mal lâchés pour les fêtes, utilisant Snoop Dogg, la mère de famille un peu trop attentionnée (pub jugée sexiste), le cliché de la cougar, les supers pouvoirs, ou bien sûr le Père Noël. Mais au niveau de la prévention on n’a pas vraiment été gâtés.

On ne peut pas leur en vouloir, communiquer au moment des fêtes n’est pas évident, les gens ne veulent pas entendre parler de faire attention mais plutôt de profiter le plus possible dans cette période d’orgie gustative et de comptes bancaires vides.

Heureusement la Prévention Routière elle ne nous oublie pas !

Il y a un an la Sécurité Routière nous avait donné le spot « Electrochoc » axant sur l’importance de retenir un ami ayant trop bu.

La Prévention Routière est moins centrée sur le côté « sauver un ami » , mais est plus sur de la prevention pur, le spot est intitulé « Rentrer en vie » :

Le spot est en deux parties : Tout d’abord le côté festif, on voit les guirlandes d’un sapin avec la chanson Vive le vent à laquelle on n’échappe pas tous les ans.
Le caméra se rapproche de plus en plus des guirlandes sous la musique enjouée.
Puis au moment où la chanteuse finit « dans le grand sapin vert » le spot bascule et on se rend compte que le sapin est en réalité une forêt, et la guirlande une route éclairée de voitures, principalement des camions de pompiers/police. Un corps sur une civière est porté dans un camion.

Apparaît alors le message choc « Pour les fêtes éclatez vous mais pas sur la route ». C’est clair, simple, et la vidéo prend tout son sens.
Tout comme le spot le message est en deux temps : Faites la fête, mais faites attention en rentrant.

Cette campagne est assez réussite car on ne se doute par du tournant que va prendre le spot lorsqu’il commence. Il pourrait être pour un magasin ou une marque de services, mais le zoom nous plonge dans ce « sapin » et sans que l’on s’en rende compte on distingue ce que l’on ne devinait pas. Tout comme on voit la fête mais rarement l’accident venir.

Le twist de ce spot peut aussi faire référence à notre ressenti lors d’une soirée trop arrosée, elle commence dans l’euphorie et la joie et tout d’un coup, sans qu’on s’en aperçoive, on tombe dans un mauvais état d’ébriété. Comme le bad violent qui arrive après l’ingurgitation de drogue dure, qui n’est pas prévu et beaucoup plus intense que le sentiment de bien être éprouvé auparavant.

Le spot a été couplé avec une campagne radio et une affiche :

visuel-campagne2012-small

  • Cette campagne vous semble-t-elle bien menée ?
  • Et surtout, que pensez-vous de ce type de publicités durant les fêtes ?

J’espère en tout cas que votre réveillon s’est bien passé !

Sources : Stratégies Newsletter
Llllitl
Prévention routière

Par H.

« Il faut vraiment être bête pour se faire écraser par un train !  » … ou pas.

22 Nov

Article à lire en écoutant : The Subways – It’s A Party

Aujourd’hui il est question d’une campagne pour le métro Australien réalisée par l’agence McCann.

Vous mélangez Happy Tree Friends, La triste fin du petit enfant huître, et Tex Avery, et vous obtenez Dumb ways to die (les manières stupides de mourir).

Le concept est composé d’une vidéo, d’un site internet, et d’un Tumblr de gifs reprenant des parties de la vidéo.

La vidéo nous montre des petits personnages mourir de façon « stupide », à chaque nouvelle mort un personnage se rajoute à la troupe des décédés pour chanter. La dernière partie de la vidéo nous montre des morts liées aux transports au commun, elle finit alors par un message du Métro Australien.

La vidéo est bien faite, elle reprend les codes de l’humour noir d’Happy Tree Friends sans aller dans le trash et le message est extrêmement simple à comprendre et nous semble logique. Cette vidéo change du ton moralisateur souvent employé dans ce type de communication.

Le site internet reprend de manière interactive des morts de la vidéo en expliquant avec plus de détails le danger que révèlent ces comportements et comment les éviter. La chanson est proposée gratuitement ou en version payante sur Itunes, dans le but que nous la fassions écouter à nos amis afin qu’ils évitent une mort stupide.

Cette opération nous prend en compte, elle s’adresse à nous, nous faisant sourire, et nous demande de relayer l’information afin d’éviter des dégats importants sur la population.

  • Qu’avez-vous pensé de ces petits personnages ?
  • Ce type de mises en scène vous semble-t-til efficace ?

Source : La Réclame

Par H.