Tag Archives: Jeunes

Tu reprendras bien une bière bébé !

13 Juin

Article à lire en écoutant : Deportivo – Les bières aujourd’hui  s’ouvrent manuellement

Sur Young Be Careful nous nous adressons aux jeunes, aux ados, aux rebels, aux non rebels… peu importe. La plupart de nos articles concernent un public averti, mais parfois  » le changement est bon « . Il est ici question des très jeunes ados (11-14 ans) et des parents d’ados et/ou d’enfants plus petits.

Au Brésil, l’association Telefonica a profité de la journée de lutte contre les abus sexuels sur les enfants et les adolescents pour communiquer sur ce problème très sensible. Afin de traiter le sujet avec gravité sans tomber dans le morbide, elle a placé dans les supermarchés des fausses bières au packaging enfantin :

Ces packs de  » Bilu Bilu  » ont surpris plus d’un passant qui pouvait comprendre le but de la campagne grâce à l’autre côté de l’emballage en carton, où était écrit  » C’est une chose qui n’est pas pour les enfants. Dénoncez l’exploitation et les abus sexuels des enfants et des adolescents.  » Suivit d’un numéro téléphonique pour dénoncer des abus.

Le dispositif est simple à comprendre et efficace.

Les packagings de bières pour enfant vont surprendre et intriguer, aux premiers abords ; la lecture du texte va ensuite faire comprendre le message et faire réfléchir la cible. On ne voudrait pas que nos enfants ou adolescents consomment ce genre de bières et qu’elles leurs soient vendues comme un produit de consommation normal, alors que cela ne leur est pas destiné. Ces fausses bières font échos aux personnes mal intentionnée qui peuvent proposer ce genre de produits (alcool, drogue) aux enfants et adolescents afin d’en abuser plus facilement.

  • Que pensez-vous de cette campagne ?
  • Seriez-vous tenté par une gorgée de Bilu Bilu ?

Sources : Influencia

Par H.

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Facebook pour trouver des amis… & éviter de les perdre.

22 Mai

Placebo – Protect me from what I want

563 suicides en 2009 chez les jeunes de – 14 ans à 25 ans, l’une des premières causes de mortalité en France.

Mais pourtant, l’outil d’aide à la prévention au suicide dont nous allons parler n’a pas été mis en place pour nos jeunes frenchy !!

Facebook en association avec l’association américaine, « National Suicide Lifeline », soutenue par le Ministère de la Santé des États-Unis a décidé de se pencher sur le sujet.

Le 13 décembre 2011, Facebook a lancé une application pour ses utilisateurs américains et canadiens.

Pourquoi ?  Prévenir le suicide des jeunes victimes de harcèlement et/ou présentant des idées suicidaires.

Comment ça marche ? L’application permet à des tiers personnes de signaler les messages dans lesquels les auteurs pourrait montrer des signes suicidaires. Suite à l’envoi du signal, l’application prend contact avec la personne supposée suicidaire via l’envoi d’un e-mail.

Un e-mail résout les problèmes ? Pas tout à fait, l’e-mail suggère à la personne d’appeler un numéro d’urgence ou propose de discuter en ligne avec un conseiller spécialisé. Il n’y a là, aucune obligation mais on peut penser que quand un jeune manifeste son mal-être sur Facebook c’est qu’il attend que quelqu’un en retour réponde à son appel de détresse.

Une application Facebook et les envies suicidaires disparaissent ?

Cela serait une utopie mais… Il y a environ 25 millions d’adeptes à Facebook en France, les 18-25 ans représentant 25% d’entre eux.  Certains passent leurs journées sur ce réseau, d’autres communiquent seulement par ce lien. Etre caché derrière un écran pour dire ce que l’on ressent est-ce plus facile !!?!? Dans une société, de plus en plus, déshumanisée et régie par les technologies, il n’est pas surprenant que la jeune génération ait plus de facilité à communiquer par ordinateurs interposés.

Mais alors pensez-vous que cette application a plus d’influence que les numéros d’appels proposés ?

L’intérêt qu’ont les jeunes pour Facebook permettrait-il que leur attention se porte aussi sur les maux de leurs amis « virtuels » ?

Cette application a seulement été développée en Amérique du Nord, la France et l’Europe seraient-elles réceptives à un tel outil d’aide ?

Les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment servir d’aide aux personnes sensibles psychologiquement alors qu’ils ne sont fait que de liens virtuels ?

Source : NouvelObs

Par M.


« Ah les jeunes, aujourd’hui… tu vois ce que je veux dire.. Faut bien que jeunesse se passe ! « 

20 Avr

Article à lire en écoutant : Deolinda – Parva que sou

Le Secours Populaire a décidé que la précarité ne devait plus être une fatalité. L’association a donc lancé une campagne, il y a déjà plusieurs semaines mais parlons-en tout de même, car le sujet reste d’actualité.

En collaboration avec l’agence de communication « Alerte Orange » dont les créatifs ont réalisé bénévolement la campagne, le Secours Populaire a décidé de transgresser les préjugés. En montrant que « jeunesse » n’est pas forcément synonyme de frivolité, de nonchalance, ou encore de plaisir infini mais qu’elle peut devenir une source de précarité.

Les chiffres démontrent ce phénomène, selon une étude du Secours Catholique (datant de fin 2011) retranscrite dans un article du Nouvel Obs, les 18-25 ans représentent « la classe d’âge la plus pauvre en France ». Une constatation chiffrée : 30,5% de l’échantillon interrogé sont sans ressource et 40,2% au chômage.

La campagne se compose d’un spot vidéo et de quatre visuels, la diffusion s’est faite dans un premier temps sur le web, puis les grandes chaînes de télévision ont repris le spot de 30 secondes de mi-février à mi-mars 2012.

La vidéo est habillement construite, elle créée le contraste entre deux réalités : les préjugés de la société et la réalité vécue par certains jeunes.

Sur le plan sonore, on entend une conversation entre deux hommes dans un restaurant, au sujet des jeunes. Leur discussion n’est faite que de clichés, stigmatisation sur l’insouciance des jeunes face à la réalité de la vie. Le spot prend toute sa dimension, lorsque simultanément apparaissent des images de jeunes démunis, précaires, mendiants ou encore souffrant de mal-logement. Ces images montrent une réalité bien loin des propos émis par les orateurs et permet au visionneur une réflexion personnelle sur les idées préconçues que l’on peut se faire. Pour chaque préjugé énoncé une image apparait en opposition, lorsque l’adoration des jeunes pour les fast-foods est évoquée, on voit un jeune faire les poubelles de fin de marché ; ou encore en contraste du sujet  sur le confort social et financier des jeunes, on voit une jeune fille rentrant dormir dans sa voiture.

Les affiches quant à elles sont aussi de très bons reflets du fléau. Dans la continuité du spot vidéo, elles reprennent le même principe dénonciateur des préjugés faits sur les jeunes. Toutes photographiées dans les rues, elles permettent de montrer l’aspect réaliste du problème, deux filles et deux garçons pour quatre affiches : un choix permettant de montrer que la précarité est mixte. Quatre mises en scène reprenant quatre clichés, écrits et mis en évidence par une typographie blanche sur un encart à fond rouge. Les scènes sont similaires à celles du spot audiovisuel : mal-logement, mendicité, etc. Les visuels font preuves d’une grande force de persuasion. En effet, les préjugés (écrits) sont censés être vus en premier à la lecture de l’affiche et par la suite le regard se pose sur ses oppositions (le jeune précaire) ayant pour but de faire disparaître à l’esprit du lecteur ses aprioris. Le cadre de la photo est centré sur le jeune, ce qui permet de focaliser l’attention sur lui, mais aussi de montrer sa solitude face à la société. Les scènes évoquées ont toutes été vues ou connues de tous, ceci permettant une plus forte sensibilisation et identification.

Ces éléments sont nécessaires à l’association pour sensibiliser et faire un appel aux dons via son site internet (encadré en bas à gauche). Pour appuyer cette constatation, une signature figure « Pour la jeunesse, la précarité ne doit plus être une fatalité ». Enfin, la lecture de l’affiche se clôt  par un message universel à toutes les situations « Combattons nos préjugés », appuyé par un chiffre « 1 jeune sur 3 entre 18 et 25 ans vit dans la précarité » avec le logo du Secours Populaire.

Cette campagne de sensibilisation est très réussie au niveau de la stratégie créative, la stratégie média semble moins percutante. En effet, le buzz autour de cette communication n’aurait-il pas pu être de plus grande envergure ?

Qu’en pensez-vous ?

La précarité de la jeunesse est clairement évoquée mais les causes rarement (voir jamais) expliquées si elles étaient mises en scène, les citoyens seraient-ils plus concernés ?

Quelle perception pensez-vous que la société se fait du problème ?

Il y a-t-il des problèmes de précarité qui vous semble oubliés dans cette campagne ?

En période d’élections présidentielles, la campagne avec plus de médiatisation aurait-elle permis aux politiques de donner des réponses à ce problème social et sociétal ?

A vos réactions…

Sources : Secours Populaire, Meltybuzz

Par M.