Tag Archives: drogue

Ceci n’est pas un article #2

20 Sep

Le nouvel album des Arctic Monkeys est enfin sorti, gagnant en maturité les anglais nous livrent une nouvelle merveille, plus aboutit que Humbug qui m’avait laissé un mauvais souvenir.

Young Be Careful est lié à la musique et à la prévention or le dernier clip du groupe arrive à lier les deux.

Le morceau intitulé Why would you only call me when you’re high (= Pourquoi m’appellerais tu seulement quand tu es défoncé) nous raconte la vie d’un couple (ou de deux personnes proches) où le premier aimerait que le second consomme moins de drogues. Je n’analyserais pas toutes les paroles mais vous laisse découvrir le clip qui sans tomber dans le cliché nous livre les tribulations nocturnes d’un homme ayant trop bu et qui contacte une conquête.

On voit donc au fur et à mesure de la soirée l’envoi de sms entre les deux protagonistes qui débute à 3h30 du matin, le personnage principal semblant plutôt éméché, sa notion de la réalité est déformée (par ex. l’horloge qui fond à la Dali). Les effets de l’alcool et de la drogue modifient ce qu’il ressent et coupe même à certain moment la musique, ou la met en sourdine.

A la fin la jeune fille a reçu 17 messages et lasse d’être contactée quand le garçons est sous substances, elle ne les lit même pas.

Cette vidéo nous démontre en quelques minutes notre rapport aux autres quand nous sous avons pris des substances illicites (pouvant se résumer par le sexe et la violence), et surtout dans quels situations nous pouvons nous placer.

  • Vous trouvez ce clip pertinent ?
  • Vous auriez préféré voir une mise en avant du groupe avec la musique sans coupures ?

Par H.

La musique sur laquelle tu ne danseras pas.

9 Août

Article à lire en écoutant : Stromae – Alors on danse

C’est l’été, on sort, on boit, on danse, on va en boite et on fait des choses que l’on regrettera le lendemain, mais c’est pas grave c’est l’été.

La fondation espagnole anti-drogues FAD a très bien compris le concept de l’été dévastateur et permissif, afin de limiter la casse elle a fait appel à des Dj connus tels que Cristian Varela, Abel Ramos, et Dani Moreno afin de communiquer sur les dangers des boites de nuit et de la drogue.

Chaque Dj a rencontré une personne ayant eu un accident suite à une prise de drogue et étant désormais paralysée à vie.

Suite à ces rencontre ils ont chacun composé une musique se basant sur les rares mouvements que la personne pouvait encore effectuer malgré son handicap.

Les trois chansons sont à écouter sur le site dédié reprenant le nom de la campagne Musica Dance Para Que Tu No La Bailes (Musique sur laquelle tu ne danseras pas) : http://www.musicadanceparaquetunolabailes.com

Chaque chanson porte le nom de la personne qu’ils ont rencontré : Oscar, Jonathan, et Jaime. Le site propose aussi des vidéos expliquant le travail des artistes, leur rencontre avec l’accidenté, et comment, ensemble, ils ont travaillé.

Le titre de la campagne peut être vu comme une sorte  de don des Dj pour ces trois hommes, ils créent pour eux une musique sur laquelle, malheureusement, ils ne pourront pas danser, ou à leur manière.

Ce travail nous livre des mix électro qui peuvent sembler banals, mais une fois que l’on connait l’histoire nous visualisons tout de suite la personne souffrant ayant du mal à danser. Le site internet est graphiquement intéressant, il y a un vrai travail de graphisme (en tout cas sur le logo ce qui est déjà pas mal), et il répertorie des faits réels avec chiffres à l’appuie sur les accidents de la route et la prise de drogues.

De plus il propose une simulation musicale, un morceau est à l’écoute et nous pouvons choisir quel handicap nous avons suite à l’accident, où sur quelle piste du morceau la personne, selon son handicap, peut danser. Permettant alors une forte identification et une humanisation de l’handicap. Il n’est pas question « d’un handicapé que j’ai croisé » mais de ressentir ce que peux vivre cette personne, ce n’est pas « un handicapé » c’est une personne à qui il manque des possibilités. Le faite de le retranscrire en musique est efficace pour les jeunes amateurs de danse et de boites de nuit qui peuvent constater tout ce qu’ils ne pourront plus faire si ils ont un accident.

Música dance para que tú no la bailes 2013-08-08 14-38-09

Afin d’alimenter du trafic un hastag twitter (traduction : ce petit signe # collé à un mot permet de trier l’information par exemple sur Twitter nous utilisons des hastags type #prévention) a été créé (#musicadanceparaquetunolabailes), permettant ainsi un relais sur Twitter.

Cette campagne est extrêmement bien pensée, chaque action est logique et en corrélation avec le ressenti des Djs, celui des accidentés, et de la relation qu’il y a entre eux, montrant une véritable démarche de prévention sous forme de témoignage dans un langage adapté à la cible. Les fans de boite de nuit aiment danser, donc on communique par la musique électro. C’est logique, ça marche.

Il serait cependant intéressant de voir les autres outils de communication utilisés pour générer du trafic sur le site et faire connaitre les vidéos Youtube qui expliquent le concept. Des partenariats sur des sites de boite de nuit par exemple auraient été pertinents.  Les vidéos ont quand mêmes obtenues 56 084 vues (pour Oscar), 11 772 vues (pour Jaime), et 9 167 vues (pour Jonathan) montrant un certain intérêt pour cette campagne !

  • Vous auriez aimé voir cette campagne en France avec d’autres Dj ?
  • Que pensez-vous de ce dispositif ?

Source : Le blog de W&Cie

Par H.

Sex, Freedom & Rock’n’roll !

12 Juil

Article à lire en écoutant : Ian Dury and The Blockheads
– Sex & Drugs & Rock’n’roll

C’est bien connu l’hymne international de la musique rock est « Sex, drugs & Rock’n’roll » issu du titre un peu moins connu de Ian Dury and The Blockheads.

Lors du Festival Rock in Rio le gouvernement Brésilien s’est demandé comment limiter la partie Drugs de son festival afin de sensibiliser le public aux effets devastateurs de la drogue. Le problème étant de ne pas avoir un message rebarbatif ou trop moralisateur auquel nous sommes désormais habitués. Les gens savent que la drogue est mauvaise or cela ne les empêche pas d’en consommer.

Le gouvernement s’est donc penché sur les lignes directrices des groupes de rock, des thèmes les plus abordés, et est apparu en tête de liste : la Liberté.

La liberté de vivre ce que l’on veut, de choisir la personne que l’on veut être, et celle de faire ses propres choix.

Suite à ce constat a été mis en place le site Sex, ___ & Rock’n’Roll.

Chaque internaute pouvait mettre ce qu’il voulait à la place de ___ et créer son propre univers grâce à une recherche automatique du site de photos sur Flickr. L’internaute pouvait alors modifier les photographies à sa guise puis  enregistrer le fond d’écran créé et le partager avec qui il voulait.

Si jamais la personne utilisait un nom de drogue afin de détourner l’usage de ce site, apparaissait alors le nombre de morts causées par cette drogue et des articles de faits réels. Les internautes pouvaient ensuite poser des questions sur la drogue auxquelles répondaient des docteurs et des psychanalystes.

Le site a reçu de nombreuses retombées presse et a même été relaté dans le journal télévisé. Grace à cette médiatisation de nombreux artistes de musique ont pu participer gratuitement à la campagne.

Le concept fut ensuite décliné sur des tee shirts qui eurent une forte popularité.

La notoriété de la campagne grandissant, des internautes ont alors fait une battle de parodies de grands chanteurs, permettant de les fédérer tous au sein d’une même cause.

Cette campagne est très efficace et bien pensée. Elle prend en compte la vision moralisatrice de la prévention qu’a le public des concerts de rock et répond à ses attentes en utilisant des médias qu’elle connait bien. Un site internet très visuel, le pouvoir de partager sa création, relayer la campagne sur des tee-shirts personnalisés permettant à la personne de s’approprier sa vision de la musique et de la vie et de la montrer, s’engager dans une cause par l’humour des vidéos parodiques, et surtout rendre hommage à la musique qui a perdu tant de grands noms à cause de la drogue.

Est ce que cette campagne à marché ?

Oui !

En un mois le site a atteint 700 000 visites
15 975 000 personnes ont été touchées par cette campagne
Seulement 4% essayèrent de mettre un nom de drogue

On peut donc dire que cette campagne à été un succès de sa conception à sa mise en place et a été bien perçue par le public.

Pour plus de détail je vous laisse découvrir la vidéo résumant la campagne :

Source : LLLLITL

Par H.

Du trafic de drogue aux faits divers…

7 Mar

Article à lire en écoutant : Selah Sue – Fyah Fyah

A ce jour 1 941 685 vues et 396 abonnés, la campagne « L’envers du décor » lancée sur Youtube le 13 février dernier a suscité la curiosité et a trouvé son public.

La Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) propose un concept inhabituel en matière de campagne pour sensibiliser les consommateurs de drogues aux conséquences de leurs pratiques. Une action s’inscrivant dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues, à travers des vidéos interactives en deux volets.

Une soirée entre amis, l’arrivée de l’un d’entre eux et une scène de consommation de cannabis classique, telle est l’introduction de la vidéo. Pas anodine, cette scène est vécue par de nombreux jeunes au quotidien permettant donc à la cible de s’identifier. Cette ambiance d’apparence festive va rapidement laisser place à une série d’évènements cyniques et violents.

La stratégie de la Mildt et des agences Pro Deo / Y&R a été de remettre en cause les comportements individuels pour révéler leurs conséquences collectives.

« L’objectif de cette campagne est avant tout de diminuer les entrées en consommation des très jeunes, et d’interpeller les jeunes plus largement sur leur consommation. Le film ne s’adresse pas aux jeunes usagers dépendants, mais à ceux qui consomment de manière récréative, l’objectif étant de les interpeller, de les responsabiliser. Nous avons choisi de leur donner, au travers d’une vidéo interactive, des repères et des éléments contextuels sur la consommation et le trafic de drogue, afin d’éclairer leurs choix« , Etienne Apaire, président de la MILDT.

En effet, la Mildt cherche à sensibiliser l’internaute en le plaçant dans la peau du consommateur afin que si il soit tenté ou consomme, il puisse prendre conscience des conséquences de son acte. Une manière de sensibiliser le grand public aux dégâts occasionnés aussi bien sur le plan humain qu’ environnemental.

Le spectateur par un retour en arrière se voit révéler le parcours du consommateur pour se procurer du cannabis. De là, il est confronté aux conséquences liées à la consommation : trafic d’argent, violence, danger sanitaire, troubles sociaux, répercussion sur l’environnement… La campagne met à nu les coulisses du trafic de stupéfiant en prenant à parti le consommateur. Le problème qui se pose est, que bien qu’ils soient réalistes ces faits sont pour la plupart connus et repris amplement dans les médias : L’impact sur le visionneur sera-t-il suffisant ?

Là où cette prévention trouve sa valeur ajoutée et sa pertinence est qu’elle ne fait pas uniquement de la dénonciation de faits par leurs mises en scène. En effet, elle permet dans un second temps de concerner le spectateur en lui suggérant la lecture de faits divers en rapport avec les scènes relatées.                                    

« Prenez le contrôle du film et découvrez les coulisses de la drogue en cliquant sur les éléments tagués »

Un clic sur les éléments tagués leur permet d’ouvrir une fenêtre diffusant des articles de presse ou des fiches explicatives sur les troubles causés par le trafic de drogue. L’internaute accède à des repères et des éléments contextuels sur la consommation et le trafic de drogue afin de donner un caractère réaliste aux dangers et ne pas rester seulement sur l’aspect fictionnel.

Une morale qui aux yeux des jeunes n’est peut-être pas seulement redondante mais peut attiser la curiosité. Un moyen de comprendre que derrière ces faits pouvant être perçus comme « banals », il y a des personnes.  Cette vidéo invite à la réflexion, en anticipant la consommation des jeunes.

Une campagne pouvant interpeller les plus jeunes mais :

Peut-on vraiment prévenir en dénonçant des faits méconnus de certains mais dont beaucoup se doute ? La culpabilisation du consommateur suffit-elle face à une société qui n’intervient pas pour changer les choses ? La campagne ne révélera pas aux jeunes des interdits qu’ils voudront braver ?

La campagne doit se clore le 11 mars 2012, malheureusement les vidéos ne sont déjà plus en ligne ou seulement sous la forme d’un condensé résumant le scénario, pour voir cliquez. Alors pour ceux qui l’ont vu, n’hésitez pas à donner votre avis.

Par M.

Sources : Youtube, Mildt

Si les dealers disaient la vérité …

23 Jan

Article à  lire en écoutant : La drogue te donne des ailes – Sexion D’assaut

12,4 million de personnes ont expérimenté le cannabis, 1,1 la cocaïne et 900 mille l’ecstasy en France. Pour éviter cette banalisation de la drogue L’INPES ( Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé) et le MILTD (Mission Interministérielle de Lutte contre la Toxicomanie et la Drogue ) ont lancé une campagne de 3 spots TV de 35 secondes qui visent à rappeler qu’en dépit d’une relative banalisation, les drogues restent des produits dangereux. Ces spots sont diffusés en métropole et dans les DON-TOM sur l’ensemble des chaînes hertziennes, ainsi que sur les chaînes numériques de la TNT et du câble. Un dealer de cannabis, cocaïne, ecstasy que l’on peut trouver en soirée ou sur un lieu publique vante non pas les mérites festifs de la drogue mais énonce les risques de sa consommation. D’où le titre des 3 spots « si les dealers disaient la vérité ».

A savoir, cette campagne à été réalisée par l’agence LEG-agency.

Il existe également un volet web http://www.drogues.inpes.fr/#/Jardin/home Un module de jeu intitulé « Drogues : guette l’info, traque l’intox », revient sur les idées fausses et les « on dit » qui souvent influencent les jeunes et sont moteurs de consommation. Il met en scène quatre univers de jeu (square, bureau, soirée dans un appartement, soirée en discothèque) et renvoie sur le site.

Pensez vous qu’il est légitime de placer le cannabis sur le même registre que les drogues dures pour une campagne de prévention ? Cela ne va t-il pas décrédibiliser les effets de la cocaïne et de l’ecstasy au même titre que les drogues douces ?

Par S.

Drugs don’t work, Facebook le démontre !

19 Jan

Article à lire en écoutant : J.J. Cale – Cocaine

Vous avez surement dû l’avoir vu ou vous en avez entendu parler : le profil Facebook Anti drug timeline.

Oui ? Non? Peut être ? Dans tous les cas sachez que ce profil a fait le buzz.

En résumé : Sur le profil de Adam Barak, un faux compte, on pouvait voir l’évolution de la vie du personnage en timeline (« le journal » pour la version française). L’agence McCann à qui on doit cette création a décidé de coller ensemble des photographies du jeune homme sain et de lui addict à la drogue dans un effet de torture-test avant/après.

Pourquoi ? Quel organisme ? L’Israel Anti-Drug Authority.

Oui Israel ce n’est pas la porte à côté, mais la drogue oui et Facebook encore plus.

Par ce procédé choc nous pouvions (le profil a depuis été désactivé) voir Adam dans sa vie passée en train de se préparer pour sortir, faire la fête, passer du temps avec sa petite amie, etc. Et en parallèle le voir souvent seul, en retrait, le visage tuméfié et en train de fumer.

Facebook nous apparaît alors plus impliquant qu’un « simple » réseaux social permettant de se faire des « amis » et une communauté.

Après avoir été un espace publicitaire Facebook devient désormais un support totalement gratuit, la seule chose à faire ayant été de se créer un profil et de le mettre constamment à jour par les créatifs de l’agence.

Facebook peut-il alors être considéré comme un média à lui seul ? Le débat est ouvert !

Par H.

Sources : Stratégies

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