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Les plus belles guerres sont celles qui n’ont pas été menées.

17 Sep

Article à lire en écoutant : Stromae – Carmen

Il en était question il y a quelques semaines, le réseau Ask.fm fait polémique chez les parents qui souhaitent sa fermeture suite à une forte poussée de suicide chez les jeunes utilisateurs.

Le nouveau spot anglais de la fondation Cybersmile contre la cyberintimidation va parfaitement dans l’ère du temps en montrant le côté néfaste que peut avoir internet sur les adolescents et le pouvoir des mots sur leurs esprits.

Plusieurs cas de suicides lié aux réseaux sociaux ont été référencés ces dernières années au point que le gouvernement britannique ait remis en question leur utilisation.

La fondation Cybersmile communique sur le sujet en nous donnant directement le ton dès les premières images :

La campagne s’appelle Don’t Retaliate (ne rends pas la pareille) et est accompagnée d’un hastag dédié. Dans la vidéo nous voyons une jeune fille qui a posté sur Youtube une vidéo d’elle en train de chanter. Elle fait alors face à des remarques désobligeantes de la part d’internautes sur internet et par SMS. La violence des messages tout comme leur impact sont gradués, ils commencent par « you look an idiot » « your voice is shit » (« tu as l’air idiot » « ta voix est merdique ») puis vont jusqu’à « go and die » (« va mourir »).

Au fur et à mesure une corde de pendaison descend jusqu’au cou de la jeune fille. Cette corde représente la pression psychologique qui la suit partout, chez elle, en cours, à chaque instant, montrant qu’elle ne cesse de penser aux messages reçus même si elle sourit et semble faire comme si de rien n’était.

Malgré les remarques la jeune fille répond à ses détracteurs, par exemple « i don’t give a shit » (« je m’en contrefout ») or le fait de leur répondre montre qu’elle y porte de l’importance. A la fin, elle ne peut même plus répondre (toucher le clavier de l’ordinateur), emportée par cette pression (la corde) et finit par laisser tomber ce combat en se donnant la mort.

Campagne Don't Retaliate

Ce spot n’est pas gai vous l’aurez compris ! Mais il a la particularité de s’adresser aux victimes en leur donnant un conseil : Don’t retaliate.

Ne répondez pas. Car si vous répondez vous rentrez dans leur jeux. Retaliate peut  se traduire par « répondre » et par « rendre la pareille ». Ne vous comportez pas comme eux car cela ne fera qu’alimenter la haine et qui sait si vous gagnerez ce combat, or à ignorer les propos blessants on essuie quelques messages douloureux certes mais on évite une guerre contre les autres et sois-même.

Le spot donne dans le mélo avec la musique et l’image de la jeune fille avec sa corde. Mais il suffit d’un seul visionnage pour comprendre le message et c’est suffisant pour les victimes ou futur victimes. Le but est qu’elles comprennent qu’elles ne sont pas seules et surtout comment elles doivent répondre aux attaques, en ne répondant pas justement.

  • Vous trouvez ce spot too much ?
  • Vous auriez préféré un spot avec un twist plutôt que de voir la corde dès le départ ?

Source : Golem 13

Par H.

Si t’as pas de Sam t’as le Seum

9 Juil

Article à lire en écoutant : Bardant – Dans le quartier des vivants

Lorsque l’on regarde une vidéo de la Sécurité Routière, on image bien le brief de l’agence de com : « Comment parler aux jeunes ? Comment ? On prend Norman ? On parle djeunes ? On montre la génération Y ? »

Il est vrai que dire aux jeunes « boire c’est mal » n’est pas vraiment évident, c’est pourquoi il faut contourner cette phrase et trouver d’autres axes comme … un clip !

La Sécurité Routière reprend son fameux Sam, désormais rentré dans les moeurs et le vocabulaire courant, par le biais d’une campagne viral intitulée « Si t’as pas de Sam, t’as le Seum ! ».

La vidéo commence d’emblée par la définition de Sam et du seum, puis des jeunes nous racontent leur soirée, comment ils se préparent pour y aller et comment elle se déroule, le tout en slam/électro.

L’humour est à l’honneur avec des clichés adolescents (le sèche cheveux qui sert de déodorant) et un vocabulaire hétéroclite afin de toucher une large cible d’adolescents qui n’utilisent pas les mêmes termes : du spleen, à s’enjailler, de bif (argent) à sextot, en passant par des expression comme « on est deux spi ». Ce parti pris nous plonge dans l’univers des jeunes afin de communiquer au mieux auprès d’eux, mais cette initiative est peut être un petit peu trop poussée.

La soirée rappelle Projet X et la vidéo (très critiquée par les adolescents mais aimée des pré-ados) Jeunes et limités, rythmée par des images dignes de LMFAO qui parlent directement à la cible.

La soirée débute par la vision d’un garçon puis d’une jeune fille afin, toujours, de toucher le plus de jeunes, rappelant le clip Superficiel de Enhancer (surement non connu de la cible). Ce dispositif permet une certaine distance et de voir la soirée sous différents angles, peut importe le narrateur, dans tous les cas Sam est un sauveur.

Il y a donc quelques belles choses dues à l’humour : le vocabulaire, les clichés (à petite dose), ou la partie disco qui est décalée du reste de la vidéo.

extrait camapgne sécurité routière Sam Seum

Sam n’est plus « que » l’ami qui ramène après une soirée, mais un sauveur à part entière. Dès qu’un obstacle arrive aux personnages principaux, leur solution est « on a un Sam », le personnage prend beaucoup plus d’ampleur qu’auparavant et devient une véritable entité. Avec son côté amicale et sa tête de bibendum il peut être n’importe qui et tout jeune voulant être responsable peut s’identifier à ce personnage qu’en règle général les jeunes ne veulent pas assumer.

Etre Sam c’est être « celui qui ne boit pas » ce qui est un frein pour faire la fête, mais c’est aussi être celui qui prend soin des autres, le statut de sauveur et de personne de confiance mis en avant dans cette vidéo peut modifier l’image de Sam qu’ont les jeunes et les pousser à assumer ce rôle.

Utiliser le format de la vidéo clip est intéressant car elle devient non pas une campagne de publicité mais un véritable clip, entraînant une forte viralité. Mais cette initiative rappelle beaucoup Jeunes et Limités avec des similitudes dans le ton malgré la différence de message.

  • Vous trouvez cette campagne pertinente ?
  • L’utilisation d’un clip vous semble-t-telle un bon choix ?

Source : Le Monde

Par H.

Grand Prix Stratégies Feat. Herezie

13 Juin

Article à lire en écoutant : Téléphone – Lady Gaga

Stratégies … Stratégies ?

Pour les aficionados de la publicité Stratégies est LA référence (avec CB News ne l’oublions pas). Ce magazine hebdomadaire livre news, dossiers, et exclu sur le monde la publicité et de la création depuis son lancement par feu Christian Blachas (créateur de Culture Pub et de CB News).

En plus du magazine, Stratégies propose aussi des prix publicitaires, intitulés Grand Prix Stratégies, décernés aux meilleures créations de l’année qui ont été révélés hier soir.

Dans la section « Intérêt général, grandes causes », on retrouve à ex-aequo l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme et l’INPES, mais aussi Innocence en danger qui gagne une mention pour sa dernière campagne.

pub herezie prix stratégies

Cette campagne d’affichage déclinée dans la presse a été réalisée par l’agence Herezie.

Son but est de montrer le danger des téléphones portables considérés comme une potentielle menace pour les jeunes.

« Un prédateur sexuel peut se cacher dans le smartphone de votre enfant » déclare l’affiche ; s’adressant directement aux parents mais aussi aux enfants qui peuvent reconsidérer les différents échanges de communication qu’ils ont avec leur téléphone. En effet avec le déploiement des smartphones il est plus faciles pour les pédophiles de communiquer à n’importe quel moment, par le biais d’internet, avec des enfants. Les parents n’ayant alors aucun contrôle sur l’utilisation du téléphone de leurs enfants, c’est leur devoir de les prévenir du possible danger venant des autres adultes.

prix stratégies herezie

Cette campagne choc permet de comprendre en un seul coup d’oeil le propos. Ce qui est une grande réussite car il est rare d’intégrer le message dès le premier regard surtout en affichage et pour le sujet abordé.

C’est la première fois, à ma connaissance, que cette technique est utilisée. Si il avait été mis en scène un enfant avec l’ombre d’un adulte, ou une page internet, la personne voyant l’affiche aurait continué son chemin. Mais là l’image prend instantanément, nous voyons un enfant/adolescent dont nous ne connaissons pas le visage (il peut donc être notre fille, notre soeur, notre frère …) se faire faire peloter par un inconnu. Mais pas si inconnu que ça car il est question de son portable dont on n’aurait jamais soupçonné le côté dangereux.

Un grand bravo pour cette campagne qui mérite dignement sa mention.

Et vous qu’en pensez-vous ?

  • Avez-vous aimé cette campagne ?
  • Pensez-vous qu’elle méritait la mention donnée ?

Si vous souhaitez consulter les autres campagnes ayant gagné un prix ou une mention rendez-vous sur ce site : http://www.strategies.fr/grands-prix/256/grand-prix-strategies-de-la-publicite-2013/palmares/1/
Les grandes causes ne sont qu’à la page 7.

Source : Newsletter Stratégies

Par H.

Femmes, rhabillez les hommes !

14 Mai

Article à lire en écoutant : Lou Reed – Stupid Man

 
De manière général on adore voir la personne convoitée se déshabiller.

Malheureusement lors d’un ébat sexuel l’homme oublie souvent de prendre un préservatif ou d’en racheter et c’est à l’autre d’y penser.

Pourquoi l’homme oublie une chose aussi importante a du se demander TBWA, responsable de cette campagne pour AIDES.

Réponse « évidente » : Plus l’homme se déshabille, plus il devient stupide.

Je vous laisse découvrir le spot tv :



AIDES invite donc à rhabiller les hommes.

Ce spot est décalé et change du ton culpabilisateur, permettant une forte mémorisation du message.

Le fait de demander aux femmes de les rhabiller grâce au préservatif est intelligent, montrant que ce petit morceau de latex permet de redonner le QI qui manque aux hommes quand ils se sont trop déshabillés.

Il y a un côté ludique avec le sois-disant « test », le taux de QI de l’homme qui chute, tel une expérience scientifique, montré par les hôtesses de l’air qui semblent indiquer des sorties de secours.

Cette campagne cible directement les femmes qui doivent, contrairement aux hommes, penser à prendre des préservatifs au cas où l’homologue masculin l’oublierait. Il est dommage que la cible soit seulement féminine et non homosexuelle mais cela aurait pu faire une trop grande dispersion du message.

pub aides qi hommes

« L’avantage » est que les femmes pourront se rappeler le spot et le raconter à leur entourage en le comparant à des situations qu’elles ont déjà vécues ; comme l’homme imitant un animal. Ceci permet une forte viralité du message grâce au côté absurde de la virilité qu’il démontre.

Mais ce spot pourra refroidir certains hommes qui trouveront l’humour un peut trop poussé vers le ridicule. En effet le spot peut sembler un petit peu long pour un message aussi simple à comprendre, et donne une vision grotesque du sexe masculin.

  • Avez-vous aimé cette publicité ?
  • Pensez vous que le grotesque a été trop poussé ?
  • L’humour permet-il de mieux communiquer sur ce sujet grave ?

 

Source : Newsletter Llllitle

Par H.

En passant

Questionnaire alcool au volant

20 Mar

YBC vous invite à répondre à un questionnaire sur l’alcool au volant.

Dans le but d’aider des étudiantes en communication qui réalisent un mémoire sur les stratégies publicitaires appliquées aux campagnes de prévention, merci de prendre quelques instants pour répondre à ces questions.

Répondre au questionnaire

Merci !

Sex, Freedom & Rock’n’roll !

12 Juil

Article à lire en écoutant : Ian Dury and The Blockheads
– Sex & Drugs & Rock’n’roll

C’est bien connu l’hymne international de la musique rock est « Sex, drugs & Rock’n’roll » issu du titre un peu moins connu de Ian Dury and The Blockheads.

Lors du Festival Rock in Rio le gouvernement Brésilien s’est demandé comment limiter la partie Drugs de son festival afin de sensibiliser le public aux effets devastateurs de la drogue. Le problème étant de ne pas avoir un message rebarbatif ou trop moralisateur auquel nous sommes désormais habitués. Les gens savent que la drogue est mauvaise or cela ne les empêche pas d’en consommer.

Le gouvernement s’est donc penché sur les lignes directrices des groupes de rock, des thèmes les plus abordés, et est apparu en tête de liste : la Liberté.

La liberté de vivre ce que l’on veut, de choisir la personne que l’on veut être, et celle de faire ses propres choix.

Suite à ce constat a été mis en place le site Sex, ___ & Rock’n’Roll.

Chaque internaute pouvait mettre ce qu’il voulait à la place de ___ et créer son propre univers grâce à une recherche automatique du site de photos sur Flickr. L’internaute pouvait alors modifier les photographies à sa guise puis  enregistrer le fond d’écran créé et le partager avec qui il voulait.

Si jamais la personne utilisait un nom de drogue afin de détourner l’usage de ce site, apparaissait alors le nombre de morts causées par cette drogue et des articles de faits réels. Les internautes pouvaient ensuite poser des questions sur la drogue auxquelles répondaient des docteurs et des psychanalystes.

Le site a reçu de nombreuses retombées presse et a même été relaté dans le journal télévisé. Grace à cette médiatisation de nombreux artistes de musique ont pu participer gratuitement à la campagne.

Le concept fut ensuite décliné sur des tee shirts qui eurent une forte popularité.

La notoriété de la campagne grandissant, des internautes ont alors fait une battle de parodies de grands chanteurs, permettant de les fédérer tous au sein d’une même cause.

Cette campagne est très efficace et bien pensée. Elle prend en compte la vision moralisatrice de la prévention qu’a le public des concerts de rock et répond à ses attentes en utilisant des médias qu’elle connait bien. Un site internet très visuel, le pouvoir de partager sa création, relayer la campagne sur des tee-shirts personnalisés permettant à la personne de s’approprier sa vision de la musique et de la vie et de la montrer, s’engager dans une cause par l’humour des vidéos parodiques, et surtout rendre hommage à la musique qui a perdu tant de grands noms à cause de la drogue.

Est ce que cette campagne à marché ?

Oui !

En un mois le site a atteint 700 000 visites
15 975 000 personnes ont été touchées par cette campagne
Seulement 4% essayèrent de mettre un nom de drogue

On peut donc dire que cette campagne à été un succès de sa conception à sa mise en place et a été bien perçue par le public.

Pour plus de détail je vous laisse découvrir la vidéo résumant la campagne :

Source : LLLLITL

Par H.

Sortez couverts pour les présidentielles !

21 Mar

Article à lire en écoutant : The Ramones – I wanna be sedated

Français, Françaises !

On ne cesse de vous rabacher les oreilles avec ça, nuits et jours, tv et radio, journaux et pairs, et la pub s’y met désormais : Les présidentielles arrivent !

Et oui même sur Young Be Careful (YBC pour les intimes) vous n’y échapperez pas !

Beaucoup d’annonceurs surfent sur l’actualité  pour communiquer sur leur cause, que ce soit pour les droits des aveugles, des malades en fin de vie, ou toute la population.

Nous allons cependant nous intéresser à un cas précis qui est la campagne de AIDS.

AIDS c’est quoi ?

La première association française de lutte contre le sida.

Mais en 2012 tout le monde se protège et le sida régresse.

Hélas non, le Sida à fait 1,8 million de morts en 2011 il est donc nécessaire de communiquer dessus.

Comment cibler la population et les candidats en cette période où nous sommes assaillis de messages publicitaires sur les élections ? La preuve en images :

Chaque candidat est représenté par un préservatif de la couleur de son parti. Leur photo semble déchirée d’un journal et apposée telle une affiche Wanted tirée d’un vieux western. Le but de cette campagne est d’attirer l’attention par le choc visuel du préservatif accolé à l’image du candidat.

La phrase d’accroche confirme cette idée et oppose les deux images qui la surplombe, le candidat et le préservatif :  » Voici 2 moyens d’arrêter le Sida. L’un a fait ses preuves. L’autre devra les faire en 2012.  »

Le noir contraste avec le blanc et permet une forte lisibilité, les majuscules montrent l’importance du message, les phrases courtes sont claires et assurent un impact fort sur le lecteur. AIDS nous montre des faits : Les deux peuvent arrêter le Sida, le préservatif l’a prouvé et ce n’est pas de  » sa faute  » si tout le monde ne le porte pas, les candidats eux on tout à faire pour nous montrer leur implication dans la lutte contre le Sida.

Le texte qui suit l’accroche est lui aussi en majuscules et fait de phrases courtes, elles aussi indiquent des faits. Il finit par,  » l’épidémie pourrait être enrayée  » signifiant que cela n’est que envisageable, hypothétique, mais pas sur. Le verbe  » enrayer  » nous montre que le Sida est une machine infernale difficile à arrêter. Pour cela AIDS compte sur les candidats pour faire évoluer les choses.

Cette campagne s’adresse donc directement aux candidats qui peuvent voir leur visage sur les affiches, mais aussi aux électeurs, sous-entendant le  » d’après vous qui va faire changer les choses ?  » ce qui est clairement dit dans la phrase de fin  » Votez pour celui qui aura le courage d’agir  » .

  • Vous semble-t-il légitime qu’AIDS utilise les présidentielles pour communiquer ?
  • Pensez-vous que cette campagne est assez forte pour toucher la population ?

A vos claviers avant qu’arrive l’heure des urnes !

Source : Advertising Times

 AIDS

Par H.

Parfois, il y a de quoi faire l’école buissonnière…

1 Fév

Article à lire en écoutant : NTM – Laisse pas trainer ton fils

« Les claques, les injures, les rumeurs » des mots connus de tous.

Qui n’a jamais été confronté à des scènes de violence dans la cour d’une école ? Qui n’a jamais été témoin de l’humiliation d’un camarade ? Ou encore, qui n’a jamais été marqué par des moqueries subites dans son enfance ?

Le Ministère de l’Education Nationale a réagi à ce fléau concernant 1 enfant sur 10 à l’école primaire ou au collège, en lançant le 24 janvier la campagne : « Agir contre le harcèlement à l’école ».

Les « acteurs » de cette campagne Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire et Alexandre Montay, délégué de la communication, se sont fixés comme objectifs de lever les tabous et de responsabiliser les élèves, les parents et les personnels de l’éducation. Ce dernier objectif est clairement mis en relief à travers les vidéos, en effet à chaque fois l’un des « élèves-acteurs » est spectateur des violences subites par l’un de ses camarades.

La responsabilité d’une tiers personne : une technique également utilisée dans les campagnes sur la Sécurité Routière. Dans une société à tendance individualiste, est-ce une stratégie efficace ? La peur de la culpabilité ? La peur de se sentir responsable du malheur de l’autre ? Ces raisons engendreraient-elles une prise de position de la part des publics visés ?

Un budget de 500 000 euros HT pour une campagne ayant comme support majeur internet misant sur sa force de diffusion et l’attrait que le jeune public porte au partage viral des informations.

Une campagne se déclinant à travers 3 vidéos virales (durée : 2 minutes) nommées : « les claques », « les injures » et « les rumeurs ». Diffusées sur Youtube, Dailymotion et via une page dédiée sur Facebook, dans l’objectif de créer une communauté et de sensibiliser encore plus de jeunes, qui sont friands de ce réseau social. Les vidéos virales conçues de manière plutôt simpliste, ont tout de même pour atout d’évoquer clairement les difficultés pouvant être rencontrées par les élèves.

En complément de ces vidéos, prochainement diffusées sur les chaînes du groupe France Télévision sous le format d’un spot de 20 secondes, le Ministère a mis en place un site internet très complet et intuitif. A travers ce site, l’internaute découvre diverses rubriques expliquant les différentes formes de harcèlement, apportant des conseils selon le profil de visiteur : parent d’élève, enseignant, élève. Ainsi qu’un numéro d’appel gratuit « STOP Harcèlement » : 0808 80 70 10, des quizz et des actualités. Une plate-forme de ressources avec des contenus informatifs, didactiques et pédagogiques.

Cette communication à l’initiative du Ministère de l’Education Nationale sensibilise à un sujet national et répandu en proposant un mécanisme en deux temps : dénoncer le harcèlement et contrer ce phénomène. Un autre aspect de ce fléau est aussi évoqué : les conséquences des harcèlements pouvant causer une perte de confiance, des troubles psychologiques, une dépression et des conduites suicidaires.

Ainsi, « Agir contre le harcèlement à l’école » est une campagne plus que nécessaire à la jeunesse afin de contrer ce problème. Une communication plutôt classique et peu originale mais trouvant sa force à travers les supports de diffusion utilisés. A bon entendeur, parlez-en.

Par M.

Sources :   Site « Agir contre le harcèlement », AFP, L’Express