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La musique sur laquelle tu ne danseras pas.

9 Août

Article à lire en écoutant : Stromae – Alors on danse

C’est l’été, on sort, on boit, on danse, on va en boite et on fait des choses que l’on regrettera le lendemain, mais c’est pas grave c’est l’été.

La fondation espagnole anti-drogues FAD a très bien compris le concept de l’été dévastateur et permissif, afin de limiter la casse elle a fait appel à des Dj connus tels que Cristian Varela, Abel Ramos, et Dani Moreno afin de communiquer sur les dangers des boites de nuit et de la drogue.

Chaque Dj a rencontré une personne ayant eu un accident suite à une prise de drogue et étant désormais paralysée à vie.

Suite à ces rencontre ils ont chacun composé une musique se basant sur les rares mouvements que la personne pouvait encore effectuer malgré son handicap.

Les trois chansons sont à écouter sur le site dédié reprenant le nom de la campagne Musica Dance Para Que Tu No La Bailes (Musique sur laquelle tu ne danseras pas) : http://www.musicadanceparaquetunolabailes.com

Chaque chanson porte le nom de la personne qu’ils ont rencontré : Oscar, Jonathan, et Jaime. Le site propose aussi des vidéos expliquant le travail des artistes, leur rencontre avec l’accidenté, et comment, ensemble, ils ont travaillé.

Le titre de la campagne peut être vu comme une sorte  de don des Dj pour ces trois hommes, ils créent pour eux une musique sur laquelle, malheureusement, ils ne pourront pas danser, ou à leur manière.

Ce travail nous livre des mix électro qui peuvent sembler banals, mais une fois que l’on connait l’histoire nous visualisons tout de suite la personne souffrant ayant du mal à danser. Le site internet est graphiquement intéressant, il y a un vrai travail de graphisme (en tout cas sur le logo ce qui est déjà pas mal), et il répertorie des faits réels avec chiffres à l’appuie sur les accidents de la route et la prise de drogues.

De plus il propose une simulation musicale, un morceau est à l’écoute et nous pouvons choisir quel handicap nous avons suite à l’accident, où sur quelle piste du morceau la personne, selon son handicap, peut danser. Permettant alors une forte identification et une humanisation de l’handicap. Il n’est pas question « d’un handicapé que j’ai croisé » mais de ressentir ce que peux vivre cette personne, ce n’est pas « un handicapé » c’est une personne à qui il manque des possibilités. Le faite de le retranscrire en musique est efficace pour les jeunes amateurs de danse et de boites de nuit qui peuvent constater tout ce qu’ils ne pourront plus faire si ils ont un accident.

Música dance para que tú no la bailes 2013-08-08 14-38-09

Afin d’alimenter du trafic un hastag twitter (traduction : ce petit signe # collé à un mot permet de trier l’information par exemple sur Twitter nous utilisons des hastags type #prévention) a été créé (#musicadanceparaquetunolabailes), permettant ainsi un relais sur Twitter.

Cette campagne est extrêmement bien pensée, chaque action est logique et en corrélation avec le ressenti des Djs, celui des accidentés, et de la relation qu’il y a entre eux, montrant une véritable démarche de prévention sous forme de témoignage dans un langage adapté à la cible. Les fans de boite de nuit aiment danser, donc on communique par la musique électro. C’est logique, ça marche.

Il serait cependant intéressant de voir les autres outils de communication utilisés pour générer du trafic sur le site et faire connaitre les vidéos Youtube qui expliquent le concept. Des partenariats sur des sites de boite de nuit par exemple auraient été pertinents.  Les vidéos ont quand mêmes obtenues 56 084 vues (pour Oscar), 11 772 vues (pour Jaime), et 9 167 vues (pour Jonathan) montrant un certain intérêt pour cette campagne !

  • Vous auriez aimé voir cette campagne en France avec d’autres Dj ?
  • Que pensez-vous de ce dispositif ?

Source : Le blog de W&Cie

Par H.

Social Farting – Soyez à la mode du pet

18 Mar

Article à lire en écoutant : Arctic Monkeys – Cigarette Smoke

Le titre glamour de cet article vient de la dernière campagne de lutte contre le tabac du Ministère de la Santé d’Ontario (Canada).
L’auteur s’excuse d’avance du vocabulaire utilisé et des termes abordés, mais un pet reste un pet.

Dans ce spot à la fois comique et absurde nous voyons une jeune femme qui se laisse aller en soirée ou avec des amis.
Tout ce spot tient dans le parallèle entre le fumeur occasionnel et le péteur occasionnel qui nous est montré. Son but est de montrer du doigt la pratique courante du Fumeur Social, le fumeur qui fume de temps à autres pour, indirectement, s’intégrer socialement. En effet la jeune femme pète/fume uniquement en soirées, ou avec des inconnus, comme l’on pourrait proposer à un inconnu « On va se fumer une clope ? » elle  propose de partager un moment de pétarade à l’extérieur à un jeune homme.

social farting 2

Cette campagne est tournée comme un témoignage, entrecoupé d’illustration des propos de la jeune femme. Lors de sa confidence elle nous glisse « I won’t call myself a farter » (Je ne dirais pas que je suis une péteuse) rappelant les fumeurs occasionnels qui se justifient devant leurs proches en argumentant que non ils ne sont pas fumeurs non plus (sous entendant une insulte car on est dépendant) mais ils « en grillent une de temps en temps ». Ce qui accentue encore plus la soumission, non pas à la cigarette mais à la « pression sociale » d’être l’unique non fumeur d’une soirée.

Pour accentuer le côté grotesque de l’attitude de cette jeune femme, elle porte des tenues assez classiques et semble être la femme timide qui cherche à se dévergonder,  son comportement semble être étonnant pour les personnes invitées à la soirée, elles ne la verraient pas faire ça surtout en public.
Le spot finit par le sourire du protagoniste qui pense, socialement, bien faire et est appuyé par le message « Social smoker is as ridiculous as social farter ».
Montrant que l’idiotie n’est pas de fumer (si quand même) mais de fumer pour s’intégrer.

social farter

Ce spot est intéressant car il montre cette tendance souvent montrée de manière manichéenne ou un peu trop cliché (le jeune qui se laisse embrigader par ses amis etc.), mais le choix du pet peut se révéler un peu lourd à la fin. Choix pourtant judicieux car il reprend l’idée de l’air utilisé et de l’odeur de la cigarette qui peut gêner, mais nous ne nous entendrons pas sur tous les détails de ce types, signifiant que fumer est aussi stupide que de péter en public (l’un est accepté par la société alors que le second est très mal vu). Heureusement que le message de fin arrive à point nommé et que le personnage principale nous est montré comme une jeune femme gentille mais soucieuse de son apparence. Une reine de la soirée, ne cessant de péter aurait pu être vraiment lourd, là le choix psychologique/vestimentaire et de mise en scène permet de ne pas franchir la frontière.

  • Le choix du pet vous semble-t-il intéressant ?
  • Utiliser l’humour et non pas le choc peut-il faire mieux comprendre le message aux fumeurs ?

Source : le blog de W

Par H.