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La liberté de fumer ?

16 Oct

Article à lire en écoutant :  Oasis – Whatever

Quand on est jeune on est libre, libre de tout. Les limites imposés par les parents nous donnent cette liberté. Libre de faire des bêtises comme de faire les bons choix. La liberté, fondement des droits de l’homme est revendiquée par la jeunesse de tous les milieux et époques confondues, des punks aux mods, des techtoniques aux bobos, des gothiques aux hypsters. Jeunesse est synonyme de liberté et ce depuis toujours.

L’INPES joue sur les codes de la libertés si fortement revendiquée par les jeunes d’aujourd’hui et d’hier dans un spot vidéo réalisé par DDB Paris.


Le spot joue sur la notion de liberté vue par la jeunesse, celle de vouloir s’intégrer (« libre d’être bons aux échecs mais préférer être nul en skate »), de flirter peu importe le sexe (« Sophie, Laila, ou Lucas »), d’agir comme un adolescent qui découvre l’amour (« libre de ne pas répondre à Tom et tenir 20 secondes »), mais aussi de s’émanciper tout en restant un enfant (« libre d’ignorer ton père et libre d’avoir besoin de lui »). La vidéo nous montre une palette de possibilités de cette liberté mais finit sur le plan d’une adolescente soit disant libre en train de fumer avec la phrase « Quand on est libre pourquoi choisir d’être dépendant ? ».

Le texte est extrêmement bien trouvé et est pertinent, il utilise les clichés adolescents sans tomber dedans. Cependant les jeunes peuvent en avoir marre de voir leur image défiler sous leurs yeux sans cesse, la fin du spot peut en toucher certains mais pas tous.

Tant mieux ! Pour les autres l’INPES a aussi lancé un site dédié !

Libre ou pas - Relation amoureuse Celibataire

L’identité visuelle n’a rien à voir avec celle du spot, on quitte le style Nutella pour rejoindre Imagine R et IDTGV. Des monstres, du bleu, du violet, de l’étrange.

Le site s’appelle : http://libre-ou-pas.fr/

Une fois enregistré (par Facebook ou e-mail) il nous est demandé de répondre à 8 questions qui sont dans une « boite ».

Cette boite est en réalité un autre univers fait de monstres où nous sont posées les questions. 8 questions simples (film préféré, musique du moment …) pour finir sur « Êtes-vous fumeur ? ».

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Le visuel change à chaque fois en fonction de la réponse, pour la dernière question on passe d’un monde apocalyptique à un ballon qui sourit. Une fois les questions répondues nous avons fini notre boite. L’objectif est de la rouvrir en juin pour voir si nous avons changé ou pas.

Le spot est intéressant car il joue sur la notion de liberté et montre bien la contradiction adolescente (le fameux « Je suis libre de fumer, mais je le fais car les autres le font »). Le site internet est plus décalé et peut par son look graphique toucher les adolescents. Mais même si l’expérience de la boite aux 8 questions peut les marquer vont-ils pour autant ne plus fumer car la dernière image montrait que c’est nocif ?

Nous verrons en juin ce qu’a donné l’opération, en attendant le spot est diffusé sur Youtube, les écrans de télévision, et de cinéma.

  • Qu’avez vous pensé de ce spot ?
  • Avez vous répondu aux 8 questions ou vous en avez eu marre ?
  • Trouvez vous pertinent de faire un site décalé par rapport au spot vidéo ?
  • Vous n’avez pas trouvé une forte ressemblance avec Futurama ?

Source : Newsletter Stratégies

Par H.

Les plus belles guerres sont celles qui n’ont pas été menées.

17 Sep

Article à lire en écoutant : Stromae – Carmen

Il en était question il y a quelques semaines, le réseau Ask.fm fait polémique chez les parents qui souhaitent sa fermeture suite à une forte poussée de suicide chez les jeunes utilisateurs.

Le nouveau spot anglais de la fondation Cybersmile contre la cyberintimidation va parfaitement dans l’ère du temps en montrant le côté néfaste que peut avoir internet sur les adolescents et le pouvoir des mots sur leurs esprits.

Plusieurs cas de suicides lié aux réseaux sociaux ont été référencés ces dernières années au point que le gouvernement britannique ait remis en question leur utilisation.

La fondation Cybersmile communique sur le sujet en nous donnant directement le ton dès les premières images :

La campagne s’appelle Don’t Retaliate (ne rends pas la pareille) et est accompagnée d’un hastag dédié. Dans la vidéo nous voyons une jeune fille qui a posté sur Youtube une vidéo d’elle en train de chanter. Elle fait alors face à des remarques désobligeantes de la part d’internautes sur internet et par SMS. La violence des messages tout comme leur impact sont gradués, ils commencent par « you look an idiot » « your voice is shit » (« tu as l’air idiot » « ta voix est merdique ») puis vont jusqu’à « go and die » (« va mourir »).

Au fur et à mesure une corde de pendaison descend jusqu’au cou de la jeune fille. Cette corde représente la pression psychologique qui la suit partout, chez elle, en cours, à chaque instant, montrant qu’elle ne cesse de penser aux messages reçus même si elle sourit et semble faire comme si de rien n’était.

Malgré les remarques la jeune fille répond à ses détracteurs, par exemple « i don’t give a shit » (« je m’en contrefout ») or le fait de leur répondre montre qu’elle y porte de l’importance. A la fin, elle ne peut même plus répondre (toucher le clavier de l’ordinateur), emportée par cette pression (la corde) et finit par laisser tomber ce combat en se donnant la mort.

Campagne Don't Retaliate

Ce spot n’est pas gai vous l’aurez compris ! Mais il a la particularité de s’adresser aux victimes en leur donnant un conseil : Don’t retaliate.

Ne répondez pas. Car si vous répondez vous rentrez dans leur jeux. Retaliate peut  se traduire par « répondre » et par « rendre la pareille ». Ne vous comportez pas comme eux car cela ne fera qu’alimenter la haine et qui sait si vous gagnerez ce combat, or à ignorer les propos blessants on essuie quelques messages douloureux certes mais on évite une guerre contre les autres et sois-même.

Le spot donne dans le mélo avec la musique et l’image de la jeune fille avec sa corde. Mais il suffit d’un seul visionnage pour comprendre le message et c’est suffisant pour les victimes ou futur victimes. Le but est qu’elles comprennent qu’elles ne sont pas seules et surtout comment elles doivent répondre aux attaques, en ne répondant pas justement.

  • Vous trouvez ce spot too much ?
  • Vous auriez préféré un spot avec un twist plutôt que de voir la corde dès le départ ?

Source : Golem 13

Par H.

Il n’y a pas que le sexe dans la vie, il y a aussi la bouche !

22 Juil

Article à lire en écoutant : Prince – Kiss

Quand on pense IST on pense « gore » « trash » « pas moi pitié » ou encore « test », mais surtout on pense « sexe ».

Cependant les maladies sexuellement transmissibles peuvent s’attraper de différentes façon c’est pourquoi nous devons être vigilant.

L’agence McCann a réalisé une campagne diffusée dans la presse pour l’INPES dans le but de communiquer sur les autres contacts avec la maladie et la prévention à mettre en place.

publicité INPES bouche organe sexuel

La campagne reprend un tableau de Cima da Conegliano dont le modèle a la bouche cachée par une feuille de vigne.

Le messages est fort car reprenant ce peintre de la renaissance italienne, nous assimilons cette campagne aux tableaux d’Adam et Eve qui couvrent leurs sexe avec des feuilles de vigne (ou de figuier, nous n’avons pu trouver de réponse claire).

D’après l’histoire, découvrant leur nudité après avoir croqué le fruit de la connaissance, Adam et Eve cachèrent leurs sexes avec ces feuilles, comme si révéler leur nudité était mal.

Mettre une feuille sur la bouche montre qu’elle est assimilée à l’organe sexuelle.

L’utilisation de cette image forte est très rusée car le message est impactant et immédiatement compris.

Cependant le pavé rédactionnel est quelque peu cru, en opposition à l’utilisation d’un tableau de la renaissance qui est plutot « doux ».

Certe l’image de la feuille peut choquer mais est-ce nécessaire de rajouter la phrase « Si vous aimez sucer et être sucé, les Infections Sexuellement Transmissibles vous concernent aussi » ? (en tout petit sous « Pensez au dépISTage »)

D’autres termes auraient pu être utilisés, il n’était pas utile, à mon sens, d’utiliser ces mots qui peuvent troubler la personne qui verra la publicité. L’image est déjà assez forte de sens car on remet en question notre vie sexuelle et considère désormais la bouche comme un organe sexuel.
Une partie du public trouvera l’utilisation de ces termes normal mais ces termes familiers peuvent brusquer d’autres personnes plus prudes qui ont peut être du mal à parler de la sexualité ou du dépistage et qui n’osent pas faire de tests, les personnes qui justement ont le plus besoin de ces messages de prévention.

  • Que pensez-vous de cette publicité ?
  • Jugez-vous pertinent l’utilisation de la feuille ?
  • Et surtout de termes familiers pour un sujet sensible ?

Source : newsletter Stratégies

Par H.

A Little Less Conversation #1 : Nicholas Marshall (part 1)

5 Mar

YBC ouvre une nouvelle rubrique sur le blog : A Little Less Conversation

Afin de varier les articles et d’avoir des avis différents sur les questions de prévention, le blog interroge des professionnels de la communication.

Le premier entretien a été réalisé avec Nicholas Marshall, à l’époque International Account Manager chez Ogilvy HealthWorld.

L’entretien a été séparé en 3 parties que nous vous livrerons au fur et à mesure du montage et surtout de la réalisation des sous-titres pour les vidéos à venir, notre interlocuteur étant Australien la discussion fut établie en français et en anglais (approximatif pour YBC).

N’hésitez pas à nous donner votre avis sur la première vidéo, bon visionnage !

Merci à Elodie B. pour le montage, Basile R. pour le matériel, et Nicholas M. pour son accueil

Par H.

« Don’t be THAT guy » « That quoi ? »

28 Jan

Article à lire en écoutant : Nirvana – Rape Me

Votre épisode arrive à un moment epic, Christina ne veut pas sortir avec Ryan, ou Iggy à fait foirer la mission de John D. et la phrase blessante numéro un des films et séries retenti « Don’t be that guy ». That guy ? That guy = le loser, le raté, celui sur qui on ne peut pas compter et pour qui on a de la pitié tellement il est décevant.

C’est aussi la phrase phare des femmes qui ne pensaient pas qu’il était « ce genre de types » . L’infidèle, le grossier, le brutal, ou le violeur.

La ville d’Edmonton au Canada a très bien compris tous les sous-entendus et la place de cette phrase au sein des moeurs anglophones et dans le reste de la planète.

Cette phrase devient alors une campagne d’affichage :

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La campagne se décline en 5 visuels différents, les deux premiers commencent par la même phrase redéfinissant l’idée de l’acte sexuel « It’s not sex … when she doesn’t want it » (ce n’est pas du sex si elle n’en a pas envie), « It’s not sex … when she’s wasted » (ce n’est pas du sex si elle est bourrée). Reprenant alors les deux grandes causes du viol « Elle le cherchait/voulait » justifié du violeur, et le « J’avais trop bu » de la victime. Les visuels finissant par la règle simple : « sex with someone unable to consent = sexual assault » (le sex avec une personne incapable de consentir = agression sexuelle).

Ces visuels sont simple et forts, ils nous montrent une situation que nous avons pu vivre ou être témoin lors d’une fête.

Les deux visuels suivant commencent d’une autre façon :

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Les deux affiches commencent par « just because » faisant référence encore une fois à l’argumentaire du violeur : « just because she isn’t saying no … doesn’t mean she’s saying yes. » (ce n’est pas parce qu’elle ne dit pas non que cela signifie qu’elle dit oui), « just because you help her home … doesn’t mean you get to help yourself » (ce n’est pas parce que tu l’aides à rentrer que tu doit t’aider toi). En effet les phrases « elle n’a pas dit non » et « j’allais pas la laisser rentrer seule » sont souvent entendues dans ce genre de cas, sous entendant que qui ne dit mot consent et que le coût de l’essence doit être payé en nature.

Pour finir, étant en plein débat homosexuel, n’oublions pas que les femmes ne sont pas les seules à se faire violer :

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La phrase peut cependant s’appliquer aux deux sexes « It’s not sex … when he changes his mind » (ce n’est pas du sex quand il change d’avis).

Cette campagne est efficace car elle reprend les différents attenants et aboutissants des viols qu’ils soient physiques (taux d’alcoolémie trop élevé) ou psychologiques (la victime n’en a pas envie, le violeur ne veut pas entendre). Chaque situation que nous connaissons, par un(e) proche, une émission de télévision, un film … nous sont montrées sans aller dans le plus trash malgré les faits d’actualité. Ces affiches s’adressent directement au possible violeur, c’est à dire tout homme qui pourrait mal comprendre des faits et paroles venant d’autrui, persuadé qu’une fille qui a trop bu en a envie, ou que la personne ne peut pas changer d’avis au début de l’acte. La phrase est simple et tout homme le comprendra « le devient pas ce type de mec » « ne dérape pas à ce point » « ne deviens pas un loser/violeur ». Le THAT de « that guy » est ébranlé dans la typographie en contrast avec le blanc du reste de la phrase, montrant à quel point c’est sale, malsain.

Le dernier visuel de la campagne se dissocie des autres par sa mise en scène mais retranscrit tout l’univers de celle-ci :

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Le message est plus que clair et compréhensible par tous « Just because she’s drunk, doesn’t mean she wants to f**k. » (ce n’est pas parce qu’elle est bourrée que cela veut dire qu’elle veut coucher).

Un grand bravo à cette campagne qui j’espère pourra sortir du continent Canadien.

  • Qu’en avez-vous pensé ?
  • Trouvez-vous ce dispositif audacieux ou déjà vu et revu ?

J’en profite pour mettre à l’honneur une campagne de Unite Women qui fait elle aussi référence au « elle le voulait » signifiant que la tenue d’une femme sous-entend souvent ses envies sexuelles (comprendre : jamais) :

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Sources : Darkplanneur

Merci à Cynthia de m’avoir montré cet article !

Par H.

« Pour les fetes éclatez vous mais pas sur la route. »

8 Jan

Article à lire en écoutant : Salem – King Night

Pour le premier article de YBC en 2013 nous allons parler des fêtes de fin d’année (logique) !

Et oui les publicitaires se sont pas mal lâchés pour les fêtes, utilisant Snoop Dogg, la mère de famille un peu trop attentionnée (pub jugée sexiste), le cliché de la cougar, les supers pouvoirs, ou bien sûr le Père Noël. Mais au niveau de la prévention on n’a pas vraiment été gâtés.

On ne peut pas leur en vouloir, communiquer au moment des fêtes n’est pas évident, les gens ne veulent pas entendre parler de faire attention mais plutôt de profiter le plus possible dans cette période d’orgie gustative et de comptes bancaires vides.

Heureusement la Prévention Routière elle ne nous oublie pas !

Il y a un an la Sécurité Routière nous avait donné le spot « Electrochoc » axant sur l’importance de retenir un ami ayant trop bu.

La Prévention Routière est moins centrée sur le côté « sauver un ami » , mais est plus sur de la prevention pur, le spot est intitulé « Rentrer en vie » :

Le spot est en deux parties : Tout d’abord le côté festif, on voit les guirlandes d’un sapin avec la chanson Vive le vent à laquelle on n’échappe pas tous les ans.
Le caméra se rapproche de plus en plus des guirlandes sous la musique enjouée.
Puis au moment où la chanteuse finit « dans le grand sapin vert » le spot bascule et on se rend compte que le sapin est en réalité une forêt, et la guirlande une route éclairée de voitures, principalement des camions de pompiers/police. Un corps sur une civière est porté dans un camion.

Apparaît alors le message choc « Pour les fêtes éclatez vous mais pas sur la route ». C’est clair, simple, et la vidéo prend tout son sens.
Tout comme le spot le message est en deux temps : Faites la fête, mais faites attention en rentrant.

Cette campagne est assez réussite car on ne se doute par du tournant que va prendre le spot lorsqu’il commence. Il pourrait être pour un magasin ou une marque de services, mais le zoom nous plonge dans ce « sapin » et sans que l’on s’en rende compte on distingue ce que l’on ne devinait pas. Tout comme on voit la fête mais rarement l’accident venir.

Le twist de ce spot peut aussi faire référence à notre ressenti lors d’une soirée trop arrosée, elle commence dans l’euphorie et la joie et tout d’un coup, sans qu’on s’en aperçoive, on tombe dans un mauvais état d’ébriété. Comme le bad violent qui arrive après l’ingurgitation de drogue dure, qui n’est pas prévu et beaucoup plus intense que le sentiment de bien être éprouvé auparavant.

Le spot a été couplé avec une campagne radio et une affiche :

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  • Cette campagne vous semble-t-elle bien menée ?
  • Et surtout, que pensez-vous de ce type de publicités durant les fêtes ?

J’espère en tout cas que votre réveillon s’est bien passé !

Sources : Stratégies Newsletter
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Prévention routière

Par H.

« Il faut vraiment être bête pour se faire écraser par un train !  » … ou pas.

22 Nov

Article à lire en écoutant : The Subways – It’s A Party

Aujourd’hui il est question d’une campagne pour le métro Australien réalisée par l’agence McCann.

Vous mélangez Happy Tree Friends, La triste fin du petit enfant huître, et Tex Avery, et vous obtenez Dumb ways to die (les manières stupides de mourir).

Le concept est composé d’une vidéo, d’un site internet, et d’un Tumblr de gifs reprenant des parties de la vidéo.

La vidéo nous montre des petits personnages mourir de façon « stupide », à chaque nouvelle mort un personnage se rajoute à la troupe des décédés pour chanter. La dernière partie de la vidéo nous montre des morts liées aux transports au commun, elle finit alors par un message du Métro Australien.

La vidéo est bien faite, elle reprend les codes de l’humour noir d’Happy Tree Friends sans aller dans le trash et le message est extrêmement simple à comprendre et nous semble logique. Cette vidéo change du ton moralisateur souvent employé dans ce type de communication.

Le site internet reprend de manière interactive des morts de la vidéo en expliquant avec plus de détails le danger que révèlent ces comportements et comment les éviter. La chanson est proposée gratuitement ou en version payante sur Itunes, dans le but que nous la fassions écouter à nos amis afin qu’ils évitent une mort stupide.

Cette opération nous prend en compte, elle s’adresse à nous, nous faisant sourire, et nous demande de relayer l’information afin d’éviter des dégats importants sur la population.

  • Qu’avez-vous pensé de ces petits personnages ?
  • Ce type de mises en scène vous semble-t-til efficace ?

Source : La Réclame

Par H.

En mode Silencieux ? Non en mode Voiture !

21 Nov

Article à lire en écoutant : Milow – Ayo Technology

«  Rhalalala les portables il n’y a plus que ça maintenant, ils ne peuvent pas le laisser tranquille 2 minutes !  »
Et oui nous sommes accro que voulez-vous, l’accès à la communication en une seule touche est addictif. Malheureusement comme toutes les addictions il ne faut pas trop en abuser.

Aujourd’hui je vous parle d’un site entièrement consacré à la prévention au volant et à l’utilisation du téléphone portable.

http://enmodevoiture.com/

L’intro nous montre la vie d’un garçon à travers ses yeux, du petit déjeuner, au travail, jusqu’à ce qu’il arrive à sa voiture. Nous devenons donc ce jeune homme et utilisons notre téléphone portable de manière incessante au point de se bruler avec notre café ou de se prendre un collègue.

Il suffit ensuite de se connecter avec son compte Facebook (pas de panique vous pouvez quand même y accéder sans compte Facebook mais le contenu sera alors beaucoup moins intéressant).

La connection acceptée, nous embrassons une amie puis montons dans notre voiture. Au bout de quelques secondes un(e) de nos ami(e)s nous appelle (sa photo de profil Facebook apparaît sur le téléphone) puis nous recevons un sms de la même personne, nous avons le choix de répondre au sms ou pas.

Que vous répondiez ou non vous aurez quand même un accident mortel dans les quelques secondes à suivre.

On voit alors notre vie défiler à travers les éclat de verre de notre pare brise.

Les photos avec nos amis Facebook s’effacent, notre dernier pseudo Facebook écrit sur un post it aussi, notre date d’anniversaire, et même notre carte de visite, pour finir sur la date de notre mort représentée par le pictogramme « plus de batterie » d’un téléphone représentant notre vie.

La vidéo finit alors par des principes de règle de vie en voiture quand on a son portable avec soit, plutôt classiques mais assez bien tournées.

Cette opération est très bien menée. L’introduction nous permet de voir la place qu’ont prit les téléphones dans notre vie et nous revoyons des moments de notre quotidien et les déboirs qui nous sont déjà arrivés à cause de notre portable. La partie la plus intéressante est bien sûre celle où l’on voit nos photographies, pseudo, et autre s’effacer au fur et à mesure comme quand une personne voit défiler toute sa vie avant la mort.

L’utilisation de Facebook me rappelle l’opération Take this lollipop sur la pédophilie (extrêmement bien faite mais que nous n’avions pas eu le temps d’analyser). Le sujet est moins morbide mais l’utilisation de Facebook est tout aussi efficace !

  • Et vous, qu’avez-vous ressenti en voyant votre vie défiler ?
  • Cela vous a-t-il persuadé de laisser votre téléphone de côté au volant ?

Merci à S. de m’avoir envoyé le lien de ce site, elle n’écrit plus mais elle ne nous oublie pas !

Par H.

Sex, Freedom & Rock’n’roll !

12 Juil

Article à lire en écoutant : Ian Dury and The Blockheads
– Sex & Drugs & Rock’n’roll

C’est bien connu l’hymne international de la musique rock est « Sex, drugs & Rock’n’roll » issu du titre un peu moins connu de Ian Dury and The Blockheads.

Lors du Festival Rock in Rio le gouvernement Brésilien s’est demandé comment limiter la partie Drugs de son festival afin de sensibiliser le public aux effets devastateurs de la drogue. Le problème étant de ne pas avoir un message rebarbatif ou trop moralisateur auquel nous sommes désormais habitués. Les gens savent que la drogue est mauvaise or cela ne les empêche pas d’en consommer.

Le gouvernement s’est donc penché sur les lignes directrices des groupes de rock, des thèmes les plus abordés, et est apparu en tête de liste : la Liberté.

La liberté de vivre ce que l’on veut, de choisir la personne que l’on veut être, et celle de faire ses propres choix.

Suite à ce constat a été mis en place le site Sex, ___ & Rock’n’Roll.

Chaque internaute pouvait mettre ce qu’il voulait à la place de ___ et créer son propre univers grâce à une recherche automatique du site de photos sur Flickr. L’internaute pouvait alors modifier les photographies à sa guise puis  enregistrer le fond d’écran créé et le partager avec qui il voulait.

Si jamais la personne utilisait un nom de drogue afin de détourner l’usage de ce site, apparaissait alors le nombre de morts causées par cette drogue et des articles de faits réels. Les internautes pouvaient ensuite poser des questions sur la drogue auxquelles répondaient des docteurs et des psychanalystes.

Le site a reçu de nombreuses retombées presse et a même été relaté dans le journal télévisé. Grace à cette médiatisation de nombreux artistes de musique ont pu participer gratuitement à la campagne.

Le concept fut ensuite décliné sur des tee shirts qui eurent une forte popularité.

La notoriété de la campagne grandissant, des internautes ont alors fait une battle de parodies de grands chanteurs, permettant de les fédérer tous au sein d’une même cause.

Cette campagne est très efficace et bien pensée. Elle prend en compte la vision moralisatrice de la prévention qu’a le public des concerts de rock et répond à ses attentes en utilisant des médias qu’elle connait bien. Un site internet très visuel, le pouvoir de partager sa création, relayer la campagne sur des tee-shirts personnalisés permettant à la personne de s’approprier sa vision de la musique et de la vie et de la montrer, s’engager dans une cause par l’humour des vidéos parodiques, et surtout rendre hommage à la musique qui a perdu tant de grands noms à cause de la drogue.

Est ce que cette campagne à marché ?

Oui !

En un mois le site a atteint 700 000 visites
15 975 000 personnes ont été touchées par cette campagne
Seulement 4% essayèrent de mettre un nom de drogue

On peut donc dire que cette campagne à été un succès de sa conception à sa mise en place et a été bien perçue par le public.

Pour plus de détail je vous laisse découvrir la vidéo résumant la campagne :

Source : LLLLITL

Par H.

Les enfants sont le plus beau cadeau du ciel.

5 Juil

Article à lire en écoutant : M83 – Too Late

C’est bien connu les enfants sont ingrats envers ceux qui leur ont donné la vie, et les relations père/fils donnent souvent lieu à des publicités décalées.

Tout d’abord découvrez le spot pour la marque Tulipan ci dessous :


Ce spot réalisé par Young & Rubicam nous montre un fils qui place son père dans une maison de retraite. Au fur et à mesure du spot nous découvrons un lieu triste, morbide, commenté par le fils qui semble relativiser à chaque découverte.

Le spot finit en nous nous dévoilant sa conclusion teintée d’humour noir « Think twice before having kids » accompagnée du nom de la marque de préservatifs Tulipan.

L’idée du père mis en maison de retraite à déjà été utilisée en publicité mais ce spot est vraiment noir et nous plonge dans une atmosphère baignée de tristesse dés les premières secondes. Nous avons pitié de ce pauvre homme qui va devoir passer ses jours dans cette maison. Ce qui ne semble pas préoccuper son fils qui ne veut même pas être dans la personne à appeler en cas de problème, alors qu’il semble être l’investigateur de cette démarche.

Le contraste entre la présentation des pièces par l’infirmière et ce qui est filmé est percutant, la salle de divertissement est pleine de gens malades alors que le fils dit à son père qu’il va bien s’y amuser, on lui donne une chaise roulante alors qu’il peut encore marcher, sa chambre est petite et les autres patients ont l’air d’avoir de lourds problèmes mentaux. Avant de partir le fils s’enfonce dans son hypocrise et dit à son père qu’il l’aime alors qu’il le laisse dans un tel endroit, et donne 5 dollars de pourboire à l’infirmière afin qu’elle s’occupe de lui comme il faut. A la fin du spot, en effet le père peut se demander pourquoi il a fait des enfants.

La publicité est donc efficace et facile à comprendre, malheureusement il est dommage de dépeindre une telle vision des relations père-fils pouvant se résumer seulement à  » il aurait fallut mettre un préservatif « . Le spot aura cependant le mérite de faire parler de lui pour son humour noir et sa mise en scène des maisons de retraite (qui n’ont elles pas du rire).

  • Et vous, avez vous aimé ce spot ?
  • Pensez vous qu’il était nécessaire de dépeindre une telle image des maisons de retraite ?

Source : I Believe In Advertising

Par H.