Archive | Wild world RSS feed for this section

Les plus belles guerres sont celles qui n’ont pas été menées.

17 Sep

Article à lire en écoutant : Stromae – Carmen

Il en était question il y a quelques semaines, le réseau Ask.fm fait polémique chez les parents qui souhaitent sa fermeture suite à une forte poussée de suicide chez les jeunes utilisateurs.

Le nouveau spot anglais de la fondation Cybersmile contre la cyberintimidation va parfaitement dans l’ère du temps en montrant le côté néfaste que peut avoir internet sur les adolescents et le pouvoir des mots sur leurs esprits.

Plusieurs cas de suicides lié aux réseaux sociaux ont été référencés ces dernières années au point que le gouvernement britannique ait remis en question leur utilisation.

La fondation Cybersmile communique sur le sujet en nous donnant directement le ton dès les premières images :

La campagne s’appelle Don’t Retaliate (ne rends pas la pareille) et est accompagnée d’un hastag dédié. Dans la vidéo nous voyons une jeune fille qui a posté sur Youtube une vidéo d’elle en train de chanter. Elle fait alors face à des remarques désobligeantes de la part d’internautes sur internet et par SMS. La violence des messages tout comme leur impact sont gradués, ils commencent par « you look an idiot » « your voice is shit » (« tu as l’air idiot » « ta voix est merdique ») puis vont jusqu’à « go and die » (« va mourir »).

Au fur et à mesure une corde de pendaison descend jusqu’au cou de la jeune fille. Cette corde représente la pression psychologique qui la suit partout, chez elle, en cours, à chaque instant, montrant qu’elle ne cesse de penser aux messages reçus même si elle sourit et semble faire comme si de rien n’était.

Malgré les remarques la jeune fille répond à ses détracteurs, par exemple « i don’t give a shit » (« je m’en contrefout ») or le fait de leur répondre montre qu’elle y porte de l’importance. A la fin, elle ne peut même plus répondre (toucher le clavier de l’ordinateur), emportée par cette pression (la corde) et finit par laisser tomber ce combat en se donnant la mort.

Campagne Don't Retaliate

Ce spot n’est pas gai vous l’aurez compris ! Mais il a la particularité de s’adresser aux victimes en leur donnant un conseil : Don’t retaliate.

Ne répondez pas. Car si vous répondez vous rentrez dans leur jeux. Retaliate peut  se traduire par « répondre » et par « rendre la pareille ». Ne vous comportez pas comme eux car cela ne fera qu’alimenter la haine et qui sait si vous gagnerez ce combat, or à ignorer les propos blessants on essuie quelques messages douloureux certes mais on évite une guerre contre les autres et sois-même.

Le spot donne dans le mélo avec la musique et l’image de la jeune fille avec sa corde. Mais il suffit d’un seul visionnage pour comprendre le message et c’est suffisant pour les victimes ou futur victimes. Le but est qu’elles comprennent qu’elles ne sont pas seules et surtout comment elles doivent répondre aux attaques, en ne répondant pas justement.

  • Vous trouvez ce spot too much ?
  • Vous auriez préféré un spot avec un twist plutôt que de voir la corde dès le départ ?

Source : Golem 13

Par H.

Grand Prix Stratégies Feat. Herezie

13 Juin

Article à lire en écoutant : Téléphone – Lady Gaga

Stratégies … Stratégies ?

Pour les aficionados de la publicité Stratégies est LA référence (avec CB News ne l’oublions pas). Ce magazine hebdomadaire livre news, dossiers, et exclu sur le monde la publicité et de la création depuis son lancement par feu Christian Blachas (créateur de Culture Pub et de CB News).

En plus du magazine, Stratégies propose aussi des prix publicitaires, intitulés Grand Prix Stratégies, décernés aux meilleures créations de l’année qui ont été révélés hier soir.

Dans la section « Intérêt général, grandes causes », on retrouve à ex-aequo l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme et l’INPES, mais aussi Innocence en danger qui gagne une mention pour sa dernière campagne.

pub herezie prix stratégies

Cette campagne d’affichage déclinée dans la presse a été réalisée par l’agence Herezie.

Son but est de montrer le danger des téléphones portables considérés comme une potentielle menace pour les jeunes.

« Un prédateur sexuel peut se cacher dans le smartphone de votre enfant » déclare l’affiche ; s’adressant directement aux parents mais aussi aux enfants qui peuvent reconsidérer les différents échanges de communication qu’ils ont avec leur téléphone. En effet avec le déploiement des smartphones il est plus faciles pour les pédophiles de communiquer à n’importe quel moment, par le biais d’internet, avec des enfants. Les parents n’ayant alors aucun contrôle sur l’utilisation du téléphone de leurs enfants, c’est leur devoir de les prévenir du possible danger venant des autres adultes.

prix stratégies herezie

Cette campagne choc permet de comprendre en un seul coup d’oeil le propos. Ce qui est une grande réussite car il est rare d’intégrer le message dès le premier regard surtout en affichage et pour le sujet abordé.

C’est la première fois, à ma connaissance, que cette technique est utilisée. Si il avait été mis en scène un enfant avec l’ombre d’un adulte, ou une page internet, la personne voyant l’affiche aurait continué son chemin. Mais là l’image prend instantanément, nous voyons un enfant/adolescent dont nous ne connaissons pas le visage (il peut donc être notre fille, notre soeur, notre frère …) se faire faire peloter par un inconnu. Mais pas si inconnu que ça car il est question de son portable dont on n’aurait jamais soupçonné le côté dangereux.

Un grand bravo pour cette campagne qui mérite dignement sa mention.

Et vous qu’en pensez-vous ?

  • Avez-vous aimé cette campagne ?
  • Pensez-vous qu’elle méritait la mention donnée ?

Si vous souhaitez consulter les autres campagnes ayant gagné un prix ou une mention rendez-vous sur ce site : http://www.strategies.fr/grands-prix/256/grand-prix-strategies-de-la-publicite-2013/palmares/1/
Les grandes causes ne sont qu’à la page 7.

Source : Newsletter Stratégies

Par H.

« Don’t be THAT guy » « That quoi ? »

28 Jan

Article à lire en écoutant : Nirvana – Rape Me

Votre épisode arrive à un moment epic, Christina ne veut pas sortir avec Ryan, ou Iggy à fait foirer la mission de John D. et la phrase blessante numéro un des films et séries retenti « Don’t be that guy ». That guy ? That guy = le loser, le raté, celui sur qui on ne peut pas compter et pour qui on a de la pitié tellement il est décevant.

C’est aussi la phrase phare des femmes qui ne pensaient pas qu’il était « ce genre de types » . L’infidèle, le grossier, le brutal, ou le violeur.

La ville d’Edmonton au Canada a très bien compris tous les sous-entendus et la place de cette phrase au sein des moeurs anglophones et dans le reste de la planète.

Cette phrase devient alors une campagne d’affichage :

edmonton2edmonton3

La campagne se décline en 5 visuels différents, les deux premiers commencent par la même phrase redéfinissant l’idée de l’acte sexuel « It’s not sex … when she doesn’t want it » (ce n’est pas du sex si elle n’en a pas envie), « It’s not sex … when she’s wasted » (ce n’est pas du sex si elle est bourrée). Reprenant alors les deux grandes causes du viol « Elle le cherchait/voulait » justifié du violeur, et le « J’avais trop bu » de la victime. Les visuels finissant par la règle simple : « sex with someone unable to consent = sexual assault » (le sex avec une personne incapable de consentir = agression sexuelle).

Ces visuels sont simple et forts, ils nous montrent une situation que nous avons pu vivre ou être témoin lors d’une fête.

Les deux visuels suivant commencent d’une autre façon :

edmontoncover-2edmonton6

Les deux affiches commencent par « just because » faisant référence encore une fois à l’argumentaire du violeur : « just because she isn’t saying no … doesn’t mean she’s saying yes. » (ce n’est pas parce qu’elle ne dit pas non que cela signifie qu’elle dit oui), « just because you help her home … doesn’t mean you get to help yourself » (ce n’est pas parce que tu l’aides à rentrer que tu doit t’aider toi). En effet les phrases « elle n’a pas dit non » et « j’allais pas la laisser rentrer seule » sont souvent entendues dans ce genre de cas, sous entendant que qui ne dit mot consent et que le coût de l’essence doit être payé en nature.

Pour finir, étant en plein débat homosexuel, n’oublions pas que les femmes ne sont pas les seules à se faire violer :

edmonton5

La phrase peut cependant s’appliquer aux deux sexes « It’s not sex … when he changes his mind » (ce n’est pas du sex quand il change d’avis).

Cette campagne est efficace car elle reprend les différents attenants et aboutissants des viols qu’ils soient physiques (taux d’alcoolémie trop élevé) ou psychologiques (la victime n’en a pas envie, le violeur ne veut pas entendre). Chaque situation que nous connaissons, par un(e) proche, une émission de télévision, un film … nous sont montrées sans aller dans le plus trash malgré les faits d’actualité. Ces affiches s’adressent directement au possible violeur, c’est à dire tout homme qui pourrait mal comprendre des faits et paroles venant d’autrui, persuadé qu’une fille qui a trop bu en a envie, ou que la personne ne peut pas changer d’avis au début de l’acte. La phrase est simple et tout homme le comprendra « le devient pas ce type de mec » « ne dérape pas à ce point » « ne deviens pas un loser/violeur ». Le THAT de « that guy » est ébranlé dans la typographie en contrast avec le blanc du reste de la phrase, montrant à quel point c’est sale, malsain.

Le dernier visuel de la campagne se dissocie des autres par sa mise en scène mais retranscrit tout l’univers de celle-ci :

edmonton7

Le message est plus que clair et compréhensible par tous « Just because she’s drunk, doesn’t mean she wants to f**k. » (ce n’est pas parce qu’elle est bourrée que cela veut dire qu’elle veut coucher).

Un grand bravo à cette campagne qui j’espère pourra sortir du continent Canadien.

  • Qu’en avez-vous pensé ?
  • Trouvez-vous ce dispositif audacieux ou déjà vu et revu ?

J’en profite pour mettre à l’honneur une campagne de Unite Women qui fait elle aussi référence au « elle le voulait » signifiant que la tenue d’une femme sous-entend souvent ses envies sexuelles (comprendre : jamais) :

487388_455984607783733_181334116_n

Sources : Darkplanneur

Merci à Cynthia de m’avoir montré cet article !

Par H.

Tu reprendras bien une bière bébé !

13 Juin

Article à lire en écoutant : Deportivo – Les bières aujourd’hui  s’ouvrent manuellement

Sur Young Be Careful nous nous adressons aux jeunes, aux ados, aux rebels, aux non rebels… peu importe. La plupart de nos articles concernent un public averti, mais parfois  » le changement est bon « . Il est ici question des très jeunes ados (11-14 ans) et des parents d’ados et/ou d’enfants plus petits.

Au Brésil, l’association Telefonica a profité de la journée de lutte contre les abus sexuels sur les enfants et les adolescents pour communiquer sur ce problème très sensible. Afin de traiter le sujet avec gravité sans tomber dans le morbide, elle a placé dans les supermarchés des fausses bières au packaging enfantin :

Ces packs de  » Bilu Bilu  » ont surpris plus d’un passant qui pouvait comprendre le but de la campagne grâce à l’autre côté de l’emballage en carton, où était écrit  » C’est une chose qui n’est pas pour les enfants. Dénoncez l’exploitation et les abus sexuels des enfants et des adolescents.  » Suivit d’un numéro téléphonique pour dénoncer des abus.

Le dispositif est simple à comprendre et efficace.

Les packagings de bières pour enfant vont surprendre et intriguer, aux premiers abords ; la lecture du texte va ensuite faire comprendre le message et faire réfléchir la cible. On ne voudrait pas que nos enfants ou adolescents consomment ce genre de bières et qu’elles leurs soient vendues comme un produit de consommation normal, alors que cela ne leur est pas destiné. Ces fausses bières font échos aux personnes mal intentionnée qui peuvent proposer ce genre de produits (alcool, drogue) aux enfants et adolescents afin d’en abuser plus facilement.

  • Que pensez-vous de cette campagne ?
  • Seriez-vous tenté par une gorgée de Bilu Bilu ?

Sources : Influencia

Par H.

Facebook pour trouver des amis… & éviter de les perdre.

22 Mai

Placebo – Protect me from what I want

563 suicides en 2009 chez les jeunes de – 14 ans à 25 ans, l’une des premières causes de mortalité en France.

Mais pourtant, l’outil d’aide à la prévention au suicide dont nous allons parler n’a pas été mis en place pour nos jeunes frenchy !!

Facebook en association avec l’association américaine, « National Suicide Lifeline », soutenue par le Ministère de la Santé des États-Unis a décidé de se pencher sur le sujet.

Le 13 décembre 2011, Facebook a lancé une application pour ses utilisateurs américains et canadiens.

Pourquoi ?  Prévenir le suicide des jeunes victimes de harcèlement et/ou présentant des idées suicidaires.

Comment ça marche ? L’application permet à des tiers personnes de signaler les messages dans lesquels les auteurs pourrait montrer des signes suicidaires. Suite à l’envoi du signal, l’application prend contact avec la personne supposée suicidaire via l’envoi d’un e-mail.

Un e-mail résout les problèmes ? Pas tout à fait, l’e-mail suggère à la personne d’appeler un numéro d’urgence ou propose de discuter en ligne avec un conseiller spécialisé. Il n’y a là, aucune obligation mais on peut penser que quand un jeune manifeste son mal-être sur Facebook c’est qu’il attend que quelqu’un en retour réponde à son appel de détresse.

Une application Facebook et les envies suicidaires disparaissent ?

Cela serait une utopie mais… Il y a environ 25 millions d’adeptes à Facebook en France, les 18-25 ans représentant 25% d’entre eux.  Certains passent leurs journées sur ce réseau, d’autres communiquent seulement par ce lien. Etre caché derrière un écran pour dire ce que l’on ressent est-ce plus facile !!?!? Dans une société, de plus en plus, déshumanisée et régie par les technologies, il n’est pas surprenant que la jeune génération ait plus de facilité à communiquer par ordinateurs interposés.

Mais alors pensez-vous que cette application a plus d’influence que les numéros d’appels proposés ?

L’intérêt qu’ont les jeunes pour Facebook permettrait-il que leur attention se porte aussi sur les maux de leurs amis « virtuels » ?

Cette application a seulement été développée en Amérique du Nord, la France et l’Europe seraient-elles réceptives à un tel outil d’aide ?

Les réseaux sociaux peuvent-ils vraiment servir d’aide aux personnes sensibles psychologiquement alors qu’ils ne sont fait que de liens virtuels ?

Source : NouvelObs

Par M.


« Ah les jeunes, aujourd’hui… tu vois ce que je veux dire.. Faut bien que jeunesse se passe ! « 

20 Avr

Article à lire en écoutant : Deolinda – Parva que sou

Le Secours Populaire a décidé que la précarité ne devait plus être une fatalité. L’association a donc lancé une campagne, il y a déjà plusieurs semaines mais parlons-en tout de même, car le sujet reste d’actualité.

En collaboration avec l’agence de communication « Alerte Orange » dont les créatifs ont réalisé bénévolement la campagne, le Secours Populaire a décidé de transgresser les préjugés. En montrant que « jeunesse » n’est pas forcément synonyme de frivolité, de nonchalance, ou encore de plaisir infini mais qu’elle peut devenir une source de précarité.

Les chiffres démontrent ce phénomène, selon une étude du Secours Catholique (datant de fin 2011) retranscrite dans un article du Nouvel Obs, les 18-25 ans représentent « la classe d’âge la plus pauvre en France ». Une constatation chiffrée : 30,5% de l’échantillon interrogé sont sans ressource et 40,2% au chômage.

La campagne se compose d’un spot vidéo et de quatre visuels, la diffusion s’est faite dans un premier temps sur le web, puis les grandes chaînes de télévision ont repris le spot de 30 secondes de mi-février à mi-mars 2012.

La vidéo est habillement construite, elle créée le contraste entre deux réalités : les préjugés de la société et la réalité vécue par certains jeunes.

Sur le plan sonore, on entend une conversation entre deux hommes dans un restaurant, au sujet des jeunes. Leur discussion n’est faite que de clichés, stigmatisation sur l’insouciance des jeunes face à la réalité de la vie. Le spot prend toute sa dimension, lorsque simultanément apparaissent des images de jeunes démunis, précaires, mendiants ou encore souffrant de mal-logement. Ces images montrent une réalité bien loin des propos émis par les orateurs et permet au visionneur une réflexion personnelle sur les idées préconçues que l’on peut se faire. Pour chaque préjugé énoncé une image apparait en opposition, lorsque l’adoration des jeunes pour les fast-foods est évoquée, on voit un jeune faire les poubelles de fin de marché ; ou encore en contraste du sujet  sur le confort social et financier des jeunes, on voit une jeune fille rentrant dormir dans sa voiture.

Les affiches quant à elles sont aussi de très bons reflets du fléau. Dans la continuité du spot vidéo, elles reprennent le même principe dénonciateur des préjugés faits sur les jeunes. Toutes photographiées dans les rues, elles permettent de montrer l’aspect réaliste du problème, deux filles et deux garçons pour quatre affiches : un choix permettant de montrer que la précarité est mixte. Quatre mises en scène reprenant quatre clichés, écrits et mis en évidence par une typographie blanche sur un encart à fond rouge. Les scènes sont similaires à celles du spot audiovisuel : mal-logement, mendicité, etc. Les visuels font preuves d’une grande force de persuasion. En effet, les préjugés (écrits) sont censés être vus en premier à la lecture de l’affiche et par la suite le regard se pose sur ses oppositions (le jeune précaire) ayant pour but de faire disparaître à l’esprit du lecteur ses aprioris. Le cadre de la photo est centré sur le jeune, ce qui permet de focaliser l’attention sur lui, mais aussi de montrer sa solitude face à la société. Les scènes évoquées ont toutes été vues ou connues de tous, ceci permettant une plus forte sensibilisation et identification.

Ces éléments sont nécessaires à l’association pour sensibiliser et faire un appel aux dons via son site internet (encadré en bas à gauche). Pour appuyer cette constatation, une signature figure « Pour la jeunesse, la précarité ne doit plus être une fatalité ». Enfin, la lecture de l’affiche se clôt  par un message universel à toutes les situations « Combattons nos préjugés », appuyé par un chiffre « 1 jeune sur 3 entre 18 et 25 ans vit dans la précarité » avec le logo du Secours Populaire.

Cette campagne de sensibilisation est très réussie au niveau de la stratégie créative, la stratégie média semble moins percutante. En effet, le buzz autour de cette communication n’aurait-il pas pu être de plus grande envergure ?

Qu’en pensez-vous ?

La précarité de la jeunesse est clairement évoquée mais les causes rarement (voir jamais) expliquées si elles étaient mises en scène, les citoyens seraient-ils plus concernés ?

Quelle perception pensez-vous que la société se fait du problème ?

Il y a-t-il des problèmes de précarité qui vous semble oubliés dans cette campagne ?

En période d’élections présidentielles, la campagne avec plus de médiatisation aurait-elle permis aux politiques de donner des réponses à ce problème social et sociétal ?

A vos réactions…

Sources : Secours Populaire, Meltybuzz

Par M.

Badoum-bah !

7 Fév

Cet article sera court certes, mais les longs discours ne sont parfois pas de taille face à une nouvelle qui fait mal.

Pour les jeunes et les moins jeunes, ceux qui l’ont vu sur M6, sur NT1, ou directement sur son site culturepub, pour ceux qui lisent Stratégies et CB News, et pour ceux qui ne connaissent rien de ces magazines mais qui s’y connaissent en publicité, ou pas.

Un des pères de la pub à disparu ce weekend, plus connu que Séguéla par le grand public, plus apprécié que Beigbeder, il s’est éteint en nous laissant son héritage qui lui ne cesse de nous éclairer.

Assez parlé, laissons les Guignols s’exprimer pour nous (à partir de 4:40) :

Article dédié à Christian Blachas (1946 – 2012)

Parfois, il y a de quoi faire l’école buissonnière…

1 Fév

Article à lire en écoutant : NTM – Laisse pas trainer ton fils

« Les claques, les injures, les rumeurs » des mots connus de tous.

Qui n’a jamais été confronté à des scènes de violence dans la cour d’une école ? Qui n’a jamais été témoin de l’humiliation d’un camarade ? Ou encore, qui n’a jamais été marqué par des moqueries subites dans son enfance ?

Le Ministère de l’Education Nationale a réagi à ce fléau concernant 1 enfant sur 10 à l’école primaire ou au collège, en lançant le 24 janvier la campagne : « Agir contre le harcèlement à l’école ».

Les « acteurs » de cette campagne Jean-Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire et Alexandre Montay, délégué de la communication, se sont fixés comme objectifs de lever les tabous et de responsabiliser les élèves, les parents et les personnels de l’éducation. Ce dernier objectif est clairement mis en relief à travers les vidéos, en effet à chaque fois l’un des « élèves-acteurs » est spectateur des violences subites par l’un de ses camarades.

La responsabilité d’une tiers personne : une technique également utilisée dans les campagnes sur la Sécurité Routière. Dans une société à tendance individualiste, est-ce une stratégie efficace ? La peur de la culpabilité ? La peur de se sentir responsable du malheur de l’autre ? Ces raisons engendreraient-elles une prise de position de la part des publics visés ?

Un budget de 500 000 euros HT pour une campagne ayant comme support majeur internet misant sur sa force de diffusion et l’attrait que le jeune public porte au partage viral des informations.

Une campagne se déclinant à travers 3 vidéos virales (durée : 2 minutes) nommées : « les claques », « les injures » et « les rumeurs ». Diffusées sur Youtube, Dailymotion et via une page dédiée sur Facebook, dans l’objectif de créer une communauté et de sensibiliser encore plus de jeunes, qui sont friands de ce réseau social. Les vidéos virales conçues de manière plutôt simpliste, ont tout de même pour atout d’évoquer clairement les difficultés pouvant être rencontrées par les élèves.

En complément de ces vidéos, prochainement diffusées sur les chaînes du groupe France Télévision sous le format d’un spot de 20 secondes, le Ministère a mis en place un site internet très complet et intuitif. A travers ce site, l’internaute découvre diverses rubriques expliquant les différentes formes de harcèlement, apportant des conseils selon le profil de visiteur : parent d’élève, enseignant, élève. Ainsi qu’un numéro d’appel gratuit « STOP Harcèlement » : 0808 80 70 10, des quizz et des actualités. Une plate-forme de ressources avec des contenus informatifs, didactiques et pédagogiques.

Cette communication à l’initiative du Ministère de l’Education Nationale sensibilise à un sujet national et répandu en proposant un mécanisme en deux temps : dénoncer le harcèlement et contrer ce phénomène. Un autre aspect de ce fléau est aussi évoqué : les conséquences des harcèlements pouvant causer une perte de confiance, des troubles psychologiques, une dépression et des conduites suicidaires.

Ainsi, « Agir contre le harcèlement à l’école » est une campagne plus que nécessaire à la jeunesse afin de contrer ce problème. Une communication plutôt classique et peu originale mais trouvant sa force à travers les supports de diffusion utilisés. A bon entendeur, parlez-en.

Par M.

Sources :   Site « Agir contre le harcèlement », AFP, L’Express

La solution… en parler !

9 Nov

La violence chez les jeunes n’a cessé d’accroître durant ces dernières décennies. En réponse à ce fléau, la région Ile-de-France lance une campagne de prévention afin de sensibiliser ses jeunes et ses habitants. Mise en place suite à des enquêtes menées auprès des jeunes, la communication sur le sujet a été redirigé dans un esprit plus percutant. Directeur de la communication de la région, Xavier Couran commente la campagne « L’image interpelle. Ce jeune est confronté à son propre cauchemar, la violence qu’il subit et qui l’enferme. Pour s’en sortir, une seule solution : appeler. »

Le visuel réalisé par l’agence Ailleurs représente un nuage de mots formant une ombre menaçant un jeune. La signification étant que ces violences paralysent leurs victimes qui n’osent plus réagir. Les sensations qui ressortent de ces affiches sont la domination, la solitude face à celle-ci et la noirceur de la situation. Les couleurs utilisées contribues à faire apparaître ces sentiments ainsi que la posture du jeune.

Un numéro vert, anonyme et gratuit,  à disposition de tous des professionnels (psychologues, juristes…) qui depuis six ans délivrent leurs conseils. Ainsi, les jeunes victimes expriment leur souffrance, trouvant en réponse un soutien moral. Un site web est aussi consacré au sujet : http://www.jeunesviolencesecoute.fr

La campagne de sensibilisation se décline dans la rue et les transports en commun à travers des affiches ou des affichettes dans les établissements scolaires, tribunaux, commissariats, CIDJ. Le cinéma participe aussi à la diffusion de ce message via un spot de 30 secondes dans 830 salles depuis octobre. Le web sensibilise les jeunes par les réseaux sociaux, les téléphones mobiles…

Ainsi, cette campagne pour la prévention des violences chez les jeunes en région Ile-de-France a pour atout d’interpeller. En effet, le visuel ne laisse pas indifférent et demande une certaine réflexion afin de percevoir le message évoqué. Cependant, la simplicité et la surabondance des mots dans l’ombre peuvent ne pas capter l’attention du jeune public, peut-être aurait-il fallut imager ce fléau par la mise en scène des centres d’intérêts de la jeunesse.

Par M.

Sources : Prévention jeunesse, Cap-com