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Un Sam. Un Tweet. Un Sweat.

16 Déc

Article à lire en écoutant : The Ramones – Merry Christmas (I don’t want to fight tonight)

Winter is coming, et le froid aussi.

Or il n’y a rien de mieux pour se réchauffer qu’un petit verre, un petit verre qui conduit vite à un accident (non vous n’échapperez pas aux publicités de la sécurité routière cet hiver).

Cette année, la marque de bière Budweiser décide de récompenser les Sam, ces personnes qui ne boiront pas en soirée pour raccompagner leurs compères chez eux.

A chaque tweet posté avec le hastag #jumpers4des («des pulls pour … » le Sam désigné) une tricoteuse électronique connectée à Twitter tricote un pull avec des motifs de flocons de neige ou de cerfs.

Les pulls seront ensuite mis en jeux sur la page Facebook de Budweiser.

Tricoteuse Budweiser

Le spot publicitaire est bien mené et donne envie de tweeter, en revanche nous n’avons pas trouvé d’autres supports de communication à cette campagne.

Surtout : les gens voudront-il porter un pull Budweiser proclamant des soirées responsables, et devenir alors des porte-paroles de la marque grâce à un pull (assez kitsch il faut le dire) ?

Source : Stratégies n°1747

Par H.

La liberté de fumer ?

16 Oct

Article à lire en écoutant :  Oasis – Whatever

Quand on est jeune on est libre, libre de tout. Les limites imposés par les parents nous donnent cette liberté. Libre de faire des bêtises comme de faire les bons choix. La liberté, fondement des droits de l’homme est revendiquée par la jeunesse de tous les milieux et époques confondues, des punks aux mods, des techtoniques aux bobos, des gothiques aux hypsters. Jeunesse est synonyme de liberté et ce depuis toujours.

L’INPES joue sur les codes de la libertés si fortement revendiquée par les jeunes d’aujourd’hui et d’hier dans un spot vidéo réalisé par DDB Paris.


Le spot joue sur la notion de liberté vue par la jeunesse, celle de vouloir s’intégrer (« libre d’être bons aux échecs mais préférer être nul en skate »), de flirter peu importe le sexe (« Sophie, Laila, ou Lucas »), d’agir comme un adolescent qui découvre l’amour (« libre de ne pas répondre à Tom et tenir 20 secondes »), mais aussi de s’émanciper tout en restant un enfant (« libre d’ignorer ton père et libre d’avoir besoin de lui »). La vidéo nous montre une palette de possibilités de cette liberté mais finit sur le plan d’une adolescente soit disant libre en train de fumer avec la phrase « Quand on est libre pourquoi choisir d’être dépendant ? ».

Le texte est extrêmement bien trouvé et est pertinent, il utilise les clichés adolescents sans tomber dedans. Cependant les jeunes peuvent en avoir marre de voir leur image défiler sous leurs yeux sans cesse, la fin du spot peut en toucher certains mais pas tous.

Tant mieux ! Pour les autres l’INPES a aussi lancé un site dédié !

Libre ou pas - Relation amoureuse Celibataire

L’identité visuelle n’a rien à voir avec celle du spot, on quitte le style Nutella pour rejoindre Imagine R et IDTGV. Des monstres, du bleu, du violet, de l’étrange.

Le site s’appelle : http://libre-ou-pas.fr/

Une fois enregistré (par Facebook ou e-mail) il nous est demandé de répondre à 8 questions qui sont dans une « boite ».

Cette boite est en réalité un autre univers fait de monstres où nous sont posées les questions. 8 questions simples (film préféré, musique du moment …) pour finir sur « Êtes-vous fumeur ? ».

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Le visuel change à chaque fois en fonction de la réponse, pour la dernière question on passe d’un monde apocalyptique à un ballon qui sourit. Une fois les questions répondues nous avons fini notre boite. L’objectif est de la rouvrir en juin pour voir si nous avons changé ou pas.

Le spot est intéressant car il joue sur la notion de liberté et montre bien la contradiction adolescente (le fameux « Je suis libre de fumer, mais je le fais car les autres le font »). Le site internet est plus décalé et peut par son look graphique toucher les adolescents. Mais même si l’expérience de la boite aux 8 questions peut les marquer vont-ils pour autant ne plus fumer car la dernière image montrait que c’est nocif ?

Nous verrons en juin ce qu’a donné l’opération, en attendant le spot est diffusé sur Youtube, les écrans de télévision, et de cinéma.

  • Qu’avez vous pensé de ce spot ?
  • Avez vous répondu aux 8 questions ou vous en avez eu marre ?
  • Trouvez vous pertinent de faire un site décalé par rapport au spot vidéo ?
  • Vous n’avez pas trouvé une forte ressemblance avec Futurama ?

Source : Newsletter Stratégies

Par H.

Ceci n’est pas un article #2

20 Sep

Le nouvel album des Arctic Monkeys est enfin sorti, gagnant en maturité les anglais nous livrent une nouvelle merveille, plus aboutit que Humbug qui m’avait laissé un mauvais souvenir.

Young Be Careful est lié à la musique et à la prévention or le dernier clip du groupe arrive à lier les deux.

Le morceau intitulé Why would you only call me when you’re high (= Pourquoi m’appellerais tu seulement quand tu es défoncé) nous raconte la vie d’un couple (ou de deux personnes proches) où le premier aimerait que le second consomme moins de drogues. Je n’analyserais pas toutes les paroles mais vous laisse découvrir le clip qui sans tomber dans le cliché nous livre les tribulations nocturnes d’un homme ayant trop bu et qui contacte une conquête.

On voit donc au fur et à mesure de la soirée l’envoi de sms entre les deux protagonistes qui débute à 3h30 du matin, le personnage principal semblant plutôt éméché, sa notion de la réalité est déformée (par ex. l’horloge qui fond à la Dali). Les effets de l’alcool et de la drogue modifient ce qu’il ressent et coupe même à certain moment la musique, ou la met en sourdine.

A la fin la jeune fille a reçu 17 messages et lasse d’être contactée quand le garçons est sous substances, elle ne les lit même pas.

Cette vidéo nous démontre en quelques minutes notre rapport aux autres quand nous sous avons pris des substances illicites (pouvant se résumer par le sexe et la violence), et surtout dans quels situations nous pouvons nous placer.

  • Vous trouvez ce clip pertinent ?
  • Vous auriez préféré voir une mise en avant du groupe avec la musique sans coupures ?

Par H.

La musique sur laquelle tu ne danseras pas.

9 Août

Article à lire en écoutant : Stromae – Alors on danse

C’est l’été, on sort, on boit, on danse, on va en boite et on fait des choses que l’on regrettera le lendemain, mais c’est pas grave c’est l’été.

La fondation espagnole anti-drogues FAD a très bien compris le concept de l’été dévastateur et permissif, afin de limiter la casse elle a fait appel à des Dj connus tels que Cristian Varela, Abel Ramos, et Dani Moreno afin de communiquer sur les dangers des boites de nuit et de la drogue.

Chaque Dj a rencontré une personne ayant eu un accident suite à une prise de drogue et étant désormais paralysée à vie.

Suite à ces rencontre ils ont chacun composé une musique se basant sur les rares mouvements que la personne pouvait encore effectuer malgré son handicap.

Les trois chansons sont à écouter sur le site dédié reprenant le nom de la campagne Musica Dance Para Que Tu No La Bailes (Musique sur laquelle tu ne danseras pas) : http://www.musicadanceparaquetunolabailes.com

Chaque chanson porte le nom de la personne qu’ils ont rencontré : Oscar, Jonathan, et Jaime. Le site propose aussi des vidéos expliquant le travail des artistes, leur rencontre avec l’accidenté, et comment, ensemble, ils ont travaillé.

Le titre de la campagne peut être vu comme une sorte  de don des Dj pour ces trois hommes, ils créent pour eux une musique sur laquelle, malheureusement, ils ne pourront pas danser, ou à leur manière.

Ce travail nous livre des mix électro qui peuvent sembler banals, mais une fois que l’on connait l’histoire nous visualisons tout de suite la personne souffrant ayant du mal à danser. Le site internet est graphiquement intéressant, il y a un vrai travail de graphisme (en tout cas sur le logo ce qui est déjà pas mal), et il répertorie des faits réels avec chiffres à l’appuie sur les accidents de la route et la prise de drogues.

De plus il propose une simulation musicale, un morceau est à l’écoute et nous pouvons choisir quel handicap nous avons suite à l’accident, où sur quelle piste du morceau la personne, selon son handicap, peut danser. Permettant alors une forte identification et une humanisation de l’handicap. Il n’est pas question « d’un handicapé que j’ai croisé » mais de ressentir ce que peux vivre cette personne, ce n’est pas « un handicapé » c’est une personne à qui il manque des possibilités. Le faite de le retranscrire en musique est efficace pour les jeunes amateurs de danse et de boites de nuit qui peuvent constater tout ce qu’ils ne pourront plus faire si ils ont un accident.

Música dance para que tú no la bailes 2013-08-08 14-38-09

Afin d’alimenter du trafic un hastag twitter (traduction : ce petit signe # collé à un mot permet de trier l’information par exemple sur Twitter nous utilisons des hastags type #prévention) a été créé (#musicadanceparaquetunolabailes), permettant ainsi un relais sur Twitter.

Cette campagne est extrêmement bien pensée, chaque action est logique et en corrélation avec le ressenti des Djs, celui des accidentés, et de la relation qu’il y a entre eux, montrant une véritable démarche de prévention sous forme de témoignage dans un langage adapté à la cible. Les fans de boite de nuit aiment danser, donc on communique par la musique électro. C’est logique, ça marche.

Il serait cependant intéressant de voir les autres outils de communication utilisés pour générer du trafic sur le site et faire connaitre les vidéos Youtube qui expliquent le concept. Des partenariats sur des sites de boite de nuit par exemple auraient été pertinents.  Les vidéos ont quand mêmes obtenues 56 084 vues (pour Oscar), 11 772 vues (pour Jaime), et 9 167 vues (pour Jonathan) montrant un certain intérêt pour cette campagne !

  • Vous auriez aimé voir cette campagne en France avec d’autres Dj ?
  • Que pensez-vous de ce dispositif ?

Source : Le blog de W&Cie

Par H.

Social Farting – Soyez à la mode du pet

18 Mar

Article à lire en écoutant : Arctic Monkeys – Cigarette Smoke

Le titre glamour de cet article vient de la dernière campagne de lutte contre le tabac du Ministère de la Santé d’Ontario (Canada).
L’auteur s’excuse d’avance du vocabulaire utilisé et des termes abordés, mais un pet reste un pet.

Dans ce spot à la fois comique et absurde nous voyons une jeune femme qui se laisse aller en soirée ou avec des amis.
Tout ce spot tient dans le parallèle entre le fumeur occasionnel et le péteur occasionnel qui nous est montré. Son but est de montrer du doigt la pratique courante du Fumeur Social, le fumeur qui fume de temps à autres pour, indirectement, s’intégrer socialement. En effet la jeune femme pète/fume uniquement en soirées, ou avec des inconnus, comme l’on pourrait proposer à un inconnu « On va se fumer une clope ? » elle  propose de partager un moment de pétarade à l’extérieur à un jeune homme.

social farting 2

Cette campagne est tournée comme un témoignage, entrecoupé d’illustration des propos de la jeune femme. Lors de sa confidence elle nous glisse « I won’t call myself a farter » (Je ne dirais pas que je suis une péteuse) rappelant les fumeurs occasionnels qui se justifient devant leurs proches en argumentant que non ils ne sont pas fumeurs non plus (sous entendant une insulte car on est dépendant) mais ils « en grillent une de temps en temps ». Ce qui accentue encore plus la soumission, non pas à la cigarette mais à la « pression sociale » d’être l’unique non fumeur d’une soirée.

Pour accentuer le côté grotesque de l’attitude de cette jeune femme, elle porte des tenues assez classiques et semble être la femme timide qui cherche à se dévergonder,  son comportement semble être étonnant pour les personnes invitées à la soirée, elles ne la verraient pas faire ça surtout en public.
Le spot finit par le sourire du protagoniste qui pense, socialement, bien faire et est appuyé par le message « Social smoker is as ridiculous as social farter ».
Montrant que l’idiotie n’est pas de fumer (si quand même) mais de fumer pour s’intégrer.

social farter

Ce spot est intéressant car il montre cette tendance souvent montrée de manière manichéenne ou un peu trop cliché (le jeune qui se laisse embrigader par ses amis etc.), mais le choix du pet peut se révéler un peu lourd à la fin. Choix pourtant judicieux car il reprend l’idée de l’air utilisé et de l’odeur de la cigarette qui peut gêner, mais nous ne nous entendrons pas sur tous les détails de ce types, signifiant que fumer est aussi stupide que de péter en public (l’un est accepté par la société alors que le second est très mal vu). Heureusement que le message de fin arrive à point nommé et que le personnage principale nous est montré comme une jeune femme gentille mais soucieuse de son apparence. Une reine de la soirée, ne cessant de péter aurait pu être vraiment lourd, là le choix psychologique/vestimentaire et de mise en scène permet de ne pas franchir la frontière.

  • Le choix du pet vous semble-t-il intéressant ?
  • Utiliser l’humour et non pas le choc peut-il faire mieux comprendre le message aux fumeurs ?

Source : le blog de W

Par H.

Sex, Freedom & Rock’n’roll !

12 Juil

Article à lire en écoutant : Ian Dury and The Blockheads
– Sex & Drugs & Rock’n’roll

C’est bien connu l’hymne international de la musique rock est « Sex, drugs & Rock’n’roll » issu du titre un peu moins connu de Ian Dury and The Blockheads.

Lors du Festival Rock in Rio le gouvernement Brésilien s’est demandé comment limiter la partie Drugs de son festival afin de sensibiliser le public aux effets devastateurs de la drogue. Le problème étant de ne pas avoir un message rebarbatif ou trop moralisateur auquel nous sommes désormais habitués. Les gens savent que la drogue est mauvaise or cela ne les empêche pas d’en consommer.

Le gouvernement s’est donc penché sur les lignes directrices des groupes de rock, des thèmes les plus abordés, et est apparu en tête de liste : la Liberté.

La liberté de vivre ce que l’on veut, de choisir la personne que l’on veut être, et celle de faire ses propres choix.

Suite à ce constat a été mis en place le site Sex, ___ & Rock’n’Roll.

Chaque internaute pouvait mettre ce qu’il voulait à la place de ___ et créer son propre univers grâce à une recherche automatique du site de photos sur Flickr. L’internaute pouvait alors modifier les photographies à sa guise puis  enregistrer le fond d’écran créé et le partager avec qui il voulait.

Si jamais la personne utilisait un nom de drogue afin de détourner l’usage de ce site, apparaissait alors le nombre de morts causées par cette drogue et des articles de faits réels. Les internautes pouvaient ensuite poser des questions sur la drogue auxquelles répondaient des docteurs et des psychanalystes.

Le site a reçu de nombreuses retombées presse et a même été relaté dans le journal télévisé. Grace à cette médiatisation de nombreux artistes de musique ont pu participer gratuitement à la campagne.

Le concept fut ensuite décliné sur des tee shirts qui eurent une forte popularité.

La notoriété de la campagne grandissant, des internautes ont alors fait une battle de parodies de grands chanteurs, permettant de les fédérer tous au sein d’une même cause.

Cette campagne est très efficace et bien pensée. Elle prend en compte la vision moralisatrice de la prévention qu’a le public des concerts de rock et répond à ses attentes en utilisant des médias qu’elle connait bien. Un site internet très visuel, le pouvoir de partager sa création, relayer la campagne sur des tee-shirts personnalisés permettant à la personne de s’approprier sa vision de la musique et de la vie et de la montrer, s’engager dans une cause par l’humour des vidéos parodiques, et surtout rendre hommage à la musique qui a perdu tant de grands noms à cause de la drogue.

Est ce que cette campagne à marché ?

Oui !

En un mois le site a atteint 700 000 visites
15 975 000 personnes ont été touchées par cette campagne
Seulement 4% essayèrent de mettre un nom de drogue

On peut donc dire que cette campagne à été un succès de sa conception à sa mise en place et a été bien perçue par le public.

Pour plus de détail je vous laisse découvrir la vidéo résumant la campagne :

Source : LLLLITL

Par H.

Tu reprendras bien une bière bébé !

13 Juin

Article à lire en écoutant : Deportivo – Les bières aujourd’hui  s’ouvrent manuellement

Sur Young Be Careful nous nous adressons aux jeunes, aux ados, aux rebels, aux non rebels… peu importe. La plupart de nos articles concernent un public averti, mais parfois  » le changement est bon « . Il est ici question des très jeunes ados (11-14 ans) et des parents d’ados et/ou d’enfants plus petits.

Au Brésil, l’association Telefonica a profité de la journée de lutte contre les abus sexuels sur les enfants et les adolescents pour communiquer sur ce problème très sensible. Afin de traiter le sujet avec gravité sans tomber dans le morbide, elle a placé dans les supermarchés des fausses bières au packaging enfantin :

Ces packs de  » Bilu Bilu  » ont surpris plus d’un passant qui pouvait comprendre le but de la campagne grâce à l’autre côté de l’emballage en carton, où était écrit  » C’est une chose qui n’est pas pour les enfants. Dénoncez l’exploitation et les abus sexuels des enfants et des adolescents.  » Suivit d’un numéro téléphonique pour dénoncer des abus.

Le dispositif est simple à comprendre et efficace.

Les packagings de bières pour enfant vont surprendre et intriguer, aux premiers abords ; la lecture du texte va ensuite faire comprendre le message et faire réfléchir la cible. On ne voudrait pas que nos enfants ou adolescents consomment ce genre de bières et qu’elles leurs soient vendues comme un produit de consommation normal, alors que cela ne leur est pas destiné. Ces fausses bières font échos aux personnes mal intentionnée qui peuvent proposer ce genre de produits (alcool, drogue) aux enfants et adolescents afin d’en abuser plus facilement.

  • Que pensez-vous de cette campagne ?
  • Seriez-vous tenté par une gorgée de Bilu Bilu ?

Sources : Influencia

Par H.

Le tabac c’est tabou, on en viendra tous à bout.

24 Mai

Article à lire en écoutant :  Florence+ The Machine – Breath of life

Amis fumeurs restez assis !

On aura tout fait pour vous dissuader de fumer, les pubs à humour noir, les pubs qui mettent mal à l’aise, les pubs qui font culpabiliser, et les pubs qui dépriment énormément. Rassurez-vous, Young Be Careful est constitué de fumeuses et de non fumeuses nous ne donneront donc pas notre avis sur la cigarette. Cela ne nous empêche pas de vous livrer une campagne de spot tv mêlant l’humour noir à la publicité choc.

Cette campagne pour l’association CDC (The Centers for Disease Control and Prevention) nous montre les trucs et astuces d’anciens fumeurs ayant eu de sérieux problème de santé suite à leur addiction au tabac.

Ames sensibles veuillez vous abstenir de cliquer sur play.


Le premier spot nous montre donc Terrie qui a subit une laryngectomie. Elle nous explique comment se déroule sa mâtiné pour être belle.

Le ton utilisé pourrait être celui d’une animatrice de top show nous divulgant ses trucs et astuces pour les femmes qui la regardent. Mais dès le début du spot retentit la voix cassée de Terry qui nous donne tout de suite le sens du message de cette publicité. Au lieu d’aller directement dans le trash en nous montrant Terrie sur le bloc opératoire, elle nous montre quelle est sa vie de tous les jours suite à son opération. Le message est alors d’autant plus fort pour nous. Nous voyons la vie d’une personne comme une autre, une personne que nous pourrions être, et dont chaque jour est marqué par les méfaits du tabac.

Le deuxième spot n’est pas axé sur une seule personne mais sur trois personnes différentes nous dévoilant leurs astuces face à des situations que nous vivons chaque jours, ils nous donnent un cours qui pourrait s’intituler Comment vivre avec un trou dans la gorge.


Les conseils sont simples  » fermez votre tube avant de manger  » ou  » ne vous lavez pas face à la douche « , cela nous semble évident mais ce sont le genre de choses auxquelles ces personnes doivent penser constamment afin de vivre  » normalement  » comme elles le faisaient avant. Ces spots peuvent nous horrifier, nous marquer, nous choquer, et malgré le ton humoristique ne nous font pas vraiment rire. L’intérêt de cette campagne est que l’on est sur que le message sera bien passé et qu’on s’en souviendra.

  • Mais est ce une bonne idée de nous montrer ces personnes tels des monstres de foire, n’allons nous pas plutot rejeter ce spot ?

A vous de me le dire !

En plus de spot tv cette campagne a été couplée avec des affiches tout aussi chocs :

  • Etes-vous pour le choc dans les publicité anti tabac ?
  • Cela vous semble-t-il efficace ?
  • Et surtout, si vous êtes fumeur, cela vous fait-il penser à arrêter de fumer ?

Source :  Golem 13

Par H.

On est bien, bien, bien.

18 Avr

La créatrice de la publicité  » Allez viens on est bien  » que nous avons analysé auparavant  nous à confirmé qu’il s’agissait d’une fausse publicité.

Nous la félicitons pour son travail qui a beaucoup tourné sur la toile.

Et vous, vous avez-aimé ?

Du trafic de drogue aux faits divers…

7 Mar

Article à lire en écoutant : Selah Sue – Fyah Fyah

A ce jour 1 941 685 vues et 396 abonnés, la campagne « L’envers du décor » lancée sur Youtube le 13 février dernier a suscité la curiosité et a trouvé son public.

La Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) propose un concept inhabituel en matière de campagne pour sensibiliser les consommateurs de drogues aux conséquences de leurs pratiques. Une action s’inscrivant dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues, à travers des vidéos interactives en deux volets.

Une soirée entre amis, l’arrivée de l’un d’entre eux et une scène de consommation de cannabis classique, telle est l’introduction de la vidéo. Pas anodine, cette scène est vécue par de nombreux jeunes au quotidien permettant donc à la cible de s’identifier. Cette ambiance d’apparence festive va rapidement laisser place à une série d’évènements cyniques et violents.

La stratégie de la Mildt et des agences Pro Deo / Y&R a été de remettre en cause les comportements individuels pour révéler leurs conséquences collectives.

« L’objectif de cette campagne est avant tout de diminuer les entrées en consommation des très jeunes, et d’interpeller les jeunes plus largement sur leur consommation. Le film ne s’adresse pas aux jeunes usagers dépendants, mais à ceux qui consomment de manière récréative, l’objectif étant de les interpeller, de les responsabiliser. Nous avons choisi de leur donner, au travers d’une vidéo interactive, des repères et des éléments contextuels sur la consommation et le trafic de drogue, afin d’éclairer leurs choix« , Etienne Apaire, président de la MILDT.

En effet, la Mildt cherche à sensibiliser l’internaute en le plaçant dans la peau du consommateur afin que si il soit tenté ou consomme, il puisse prendre conscience des conséquences de son acte. Une manière de sensibiliser le grand public aux dégâts occasionnés aussi bien sur le plan humain qu’ environnemental.

Le spectateur par un retour en arrière se voit révéler le parcours du consommateur pour se procurer du cannabis. De là, il est confronté aux conséquences liées à la consommation : trafic d’argent, violence, danger sanitaire, troubles sociaux, répercussion sur l’environnement… La campagne met à nu les coulisses du trafic de stupéfiant en prenant à parti le consommateur. Le problème qui se pose est, que bien qu’ils soient réalistes ces faits sont pour la plupart connus et repris amplement dans les médias : L’impact sur le visionneur sera-t-il suffisant ?

Là où cette prévention trouve sa valeur ajoutée et sa pertinence est qu’elle ne fait pas uniquement de la dénonciation de faits par leurs mises en scène. En effet, elle permet dans un second temps de concerner le spectateur en lui suggérant la lecture de faits divers en rapport avec les scènes relatées.                                    

« Prenez le contrôle du film et découvrez les coulisses de la drogue en cliquant sur les éléments tagués »

Un clic sur les éléments tagués leur permet d’ouvrir une fenêtre diffusant des articles de presse ou des fiches explicatives sur les troubles causés par le trafic de drogue. L’internaute accède à des repères et des éléments contextuels sur la consommation et le trafic de drogue afin de donner un caractère réaliste aux dangers et ne pas rester seulement sur l’aspect fictionnel.

Une morale qui aux yeux des jeunes n’est peut-être pas seulement redondante mais peut attiser la curiosité. Un moyen de comprendre que derrière ces faits pouvant être perçus comme « banals », il y a des personnes.  Cette vidéo invite à la réflexion, en anticipant la consommation des jeunes.

Une campagne pouvant interpeller les plus jeunes mais :

Peut-on vraiment prévenir en dénonçant des faits méconnus de certains mais dont beaucoup se doute ? La culpabilisation du consommateur suffit-elle face à une société qui n’intervient pas pour changer les choses ? La campagne ne révélera pas aux jeunes des interdits qu’ils voudront braver ?

La campagne doit se clore le 11 mars 2012, malheureusement les vidéos ne sont déjà plus en ligne ou seulement sous la forme d’un condensé résumant le scénario, pour voir cliquez. Alors pour ceux qui l’ont vu, n’hésitez pas à donner votre avis.

Par M.

Sources : Youtube, Mildt